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The REAL NELLY OLSON
The BUG GIRL - KING AUTOMATIC


Lille,
le Rêve d'Herbert, le 1er mai 2007

Il y a tout pile 40 ans que le seul album encore écoutable des BEATLES est sorti. Il en aurait fallu plus pour que je ressorte le dit album, mette des bougies et me plonger dans une écoute extatique des râles du sergent Poivre car en face, il y avait le Rêve d'Herbert et un plateau de choix plutôt basé sur du garage et du hard-rock bien gras que sur de la pop même légèrement hallucinée. De toute façon, tout le monde s'en foutait des 40 ans du sergent et même si certains avaient eu l'ombre d'une pensée ou d'une note dans l'esprit, The REAL NELLY OLSON, The BUG GIRL et KING AUTOMATIC se sont vite chargés de remettre le militaire dans sa caserne.

On pourrait imaginer que le sergent Poivre ait participé à la conquête de l'ouest, balayé les indiens de la grande plaine facilitant ainsi l'extension de l'épicerie Olson devenue depuis wal-mart, assurant à Nelly un avenir radieux. La REAL NELLY OLSON dénote un peu dans ce tableau idyllique. L'herbe verte a disparu, le salon de thé s'est transformé en zinc et le liquide jaune bien chaud, en bière fraîche, enfin, le frère, les cousins et autres mâles gravitant autour de Nelly, ont troqué leur banjo pour des instruments plus réactifs, au moins plus bruyants. Finies les belles farandoles, finie la jupe à frou-frou, place au hard-rock garage, au jean et au tee-shirt estampillé WAMPAS pour la Nelly. Même si cette dernière se défend d'être Nelly qui représente selon elle le groupe au complet, il y a la voix toujours aussi portante avec comme fondamentale différence avec la Petite Maison dans la Prairie, une voix devenue plus juste et bien placée. Et oui, tout change, le Petit Bar dans le Béton n'a pas subit les glapissements de la Nelly de la prairie, mais a vibré au son d'un hard-rock parfois teinté de LED ZEP sur lequel se démenait une chanteuse.

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The REAL NELLY OLSON The REAL NELLY OLSON The REAL NELLY OLSON The REAL NELLY OLSON The REAL NELLY OLSON

La suite nous éloigne de la conquête de l'ouest, de ses vertes prairies, du sergent Poivre aussi car s'il entendait comment on a transformé ses douces mélopées, il en ferait une attaque, dissoudrait son club voire pis encore. A la place de Nelly, une vraie hard rockeuse, tee shirt IRON MAIDEN, futale en cuir et bottillons de motarde. Look classique que l'on rencontre aisément dans un quelconque festival de métal mais quand en plus la furieuse est armée d'une guitare et que visiblement, elle sait s'en servir, ça change la donne. La bougresse était accompagnée d'un batteur tout aussi furieux. Je ne sais pas à quoi ils sont nourris en Australie mais en tout cas l'air du bush semble bien revigorant. Et qui dit Australie crée pour une bonne part des hébertiens présents une connexion directe avec AC/DC. Gagné, The BUG GIRL puise pour une bonne part son inspiration dans ce groupe phare avec toutefois cette différence non négligeable : pourquoi être quatre quant on peut être deux. Certes, la finesse y perd mais absolument pas l'énergie, du hight voltage !

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The BUG GIRL The BUG GIRL The BUG GIRL The BUG GIRL The BUG GIRL

De quatre avec Nelly, on est passé à deux avec The BUG GIRL et on termina à un avec KING AUTOMATIC. 4-2-1, un syndrome chinois (quatre grands parents, deux parents et un seul qui travaille pour entretenir tout le monde). Pas de Chine au Rêve d'Herbert, du moins pas ce 1er juin, juste un seul qui travaille pour nous nourrir tous, un homme orchestre, KING AUTOMATIC, qui donne ses lettres de noblesse à se genre de formation à tête unique qui est associé dans la tête de l'homme de la rue, au père BRIKA. Mais ici, pas de colombes pas de grosse caisse à ailes d'anges, ni de grelots de gilles ! Mais un rock garage pas piqué des vers qui donna des frissons à certaine (elle se reconnaîtra) et fixa jusqu'à tard dans la nuit, un public pourtant assoiffé. Il en a de la ressource KING AUTOMATIC, une vraie pub pour une certaine pile qui alimente des lapins orchestre, mais à la différence, KING AUTOMATIC ne casse pas les oreilles, c'est tout simplement excellent et ses reprises de KRAFTWERK et DEVO ont mis tout le monde d'accord ; je suis sûr que Nelly a approuvé et que le sergent Poivre a fixé depuis le siège de son club au Rêve d'Herbert quittant Abbey Road, il a su manger son père.

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KING AUTOMATIC KING AUTOMATIC KING AUTOMATIC KING AUTOMATIC KING AUTOMATIC




Frédéric Loridant / Photorock.com 2007