DO OR DIE - DROWNING - KNUCKLEDUST

Cambrai, Betiz Fest,
le 12 juin 2004


Du skate, des groupes, une journée complète de musique (si l'on considère que la journée commence à 12h00 pour se terminer à minuit), bref, un truc de jeunes branchés sport glisse Mcm pour 12 petits euros à Cambrai. Et bien j'y suis allé mais pas à midi, à 20h00 et j'ai pu assister aux 3 dernières prestations chocs, type tempête sur le Bestiz fest, de DO OR DIE, DROWNING et les KNUCKLEDUST, ces anglais qui paraît-il, sortent rarement de la perfide albion.

DO OR DIE ouvre ma soirée. J'ai croisé une paire de survivants présents depuis midi. Visiblement, ils sont heureux, le son est là. Des bouchons d'oreilles sont distribués gratos et la plupart ont les oreilles persillées, du moins, ceux qui étaient encore conscients... Les pogos sont puissants et la musique, car finalement ils étaient là pour cela, paraît à la hauteur. Comme saint Thomas, le seul mec rationnel des évangiles, je demande à voir, et m'immisce dans la meute ou plutôt à ses franges, pas maso le Fred. Pour le skate, c'est raté. Par fainéantise, je n'ai pas quitté la salle de concert, celle du skate étant à côté. A moins que l'action se passait dans la salle de concert où le gros son se foutait de mes bouchons d'oreille enfoncés jusqu'à la garde. Le plus simple aurait été de mettre les pistes de skates dans le box des hardcoreux.

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Je disais donc que DO OR DIE ont ouvert l(m)a soirée. Deux chanteurs et une formation normale pour un hardcore bien puissant dans la veine des BLOOD BROTHERS. Les décibels crachaient par les HP assommaient les pogoteurs et les tee shirt tombaient laissant apparaître des forêts de tatouages protecteurs. Bref, ce n'est pas de la pop ! On est loin de la génération hardcore de PLEYMO, on est quelques crans au dessus, les DO OR DIE sortent le gros son et balaient tout sur leur passage sans discernement. On n'aime ou on n'aime pas mais en tout cas, impossible de rester indifférent à un tel déferlement de décibels bien agencés.

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La suite nous plongea dans un death métal avec DROWNING. Sans atteindre la puissance des maîtres du genre, DROWNING balancent ses skeuds à ras de terre sans trop de ratés explosant dans un public disposés en cercle pour laisser l'arène aux pogoteurs téméraires encore debout après les DO OR DIE. Le chanteur chevelu comme un saule semble arriver tout droit du monde scandinave alors que le bassiste au look "mastard méchant" fricoterait plutôt avec un chapitre Hells' Angels. Et je ne parle pas du gratteux, classique et du batteur, genre beau fils acceptable (sans doute pour calmer les grincheux cambrésiens) ! Ce patchwork musical tient bien la route et même s'il ne fait pas dans l'original, les DROWNING ne font pas trop pâle figure face aux hardcoreux pur jus.

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Le final, les KNUCKLEDUST fut court : 35 minutes ! Il faut libérer les lieux avant minuit sous peine de faire exploser le standard des flics sous les appels de lointains voisins sans doute aigris de ne pas avoir été jeunes. Mais de là à finir avec 20mm d'avance, c'est du rarement vu ! Trente-cinq minutes seulement, mais 35mm intenses soniquement avec un public un peu faiblard, assommé sans doute par une journée déjà bien remplie. Avec les KNUCKLEDUST, on retombe dans un hardcore viril taille XXL. Et pour réveiller les spectateurs légumisés, ils ont organisé un braveheart que j'ai vu finalement d'assez près... voire trop, mais planqué contre mon pilier, sa force toute KNUCKLEDUST a fait réfléchir à deux fois les candidats au braveheart, à s'y frotter. Après de telles épreuves à en faire péter les sonotones, le ronronnement de mon diesel pas si poussif que cela (j'ai laissé 90€ dans l'histoire au centre national des amendes) m'est paru tout à coup mozartesque ! Finalement the dark side of Cambrai révèle des surprises insoupçonnables... Bourgeois attention.

Frédéric Loridant
juin 2004

Frédéric Loridant ©2004