Photorock

LaBO Web site

au
Le Splendid, le 27 avril 2003
et au
Le Biplan, le 14 mai 2003

LaBO au Splendid ! Il était difficile de trouver mieux sur la région lilloise comme salle pour le premier concert d'un groupe neuf bien que certains croyaient assister à une résurrection d'ALYCE ! Erreur grave, les résurrections ne sont que les miroirs aux alouettes de certaines idéologies. Car bien que partageant un patrimoine généticomuisical avec ALYCE !, LaBO n'en est pas un clone. Ce n'est absolument pas DOLLY, la brebis bien sûr (l'autre aussi sans doute').

Ouvrant vers 18h00 un dimanche une soirée organisée par les resto-rock où se produisaient également DUDIN et PROHON, LaBO attaqua devant un parterre assez clairsemé et peu habitué à venir hanter les salles de concerts si tôt dans la soirée. Et pourtant l'idée est bonne car franchement le dimanche après midi, c'est généralement la galère. En un set d'un heure, LaBO joua l'intégrale de SUPER 8, l'album tant attendu (et qui devrait arriver bientôt). Sur le plan musical et scénique peu de chose à dire, peut être une certaine prudence dans le jeu de scène où l'on ne ressentait pas l'exubérance des derniers concerts d'ALYCE ! (le dernier surtout à Volemerange-lès-Boulay dans la lointaine Lorraine où c'est parti dans tous les sens sans pour autant tomber dans une cacophonie musicale ni des attitudes scéniques ridicules), retenue sans doute due à une certaine appréhension à se produire devant un public pas vu depuis de long mois. Et pourtant, Olivier Capra, le nouveau venu, s'en tire très bien, se mouvant avec aisance dans les labyrinthes musicaux construits par les Laborantins et le concert du Biplan, trois semaines plus tard, plus intimiste et plus chaleureux, confirma pleinement cette impression positive. Par contre, l'expérimentation de LABo avec les lights et les projection, fut moins convaincante. Soit LaBO devait se jouer du noir, pénombre nécessaire au déchiffrage du film passant en fond de scène, soit LaBO clignait des yeux faute de lunettes de soleil face aux explosions lumineuses aveuglantes qui surgissaient entre les super 8. Le public aussi !

Ces comètes éblouissantes mises à part, ce premier concert de LaBO fut à la hauteur des espérances de ceux qui pouvaient appréhender la disparition d'ALYCE ! Ils sont rassurés, elle n'est pas morte, elle s'est transformée, a évoluée et le côté parfois pop du chant capraien très sensible dans Isotope par exemple laisse présager de savants mélanges avec le rock indépendant et non conformiste qui caractérise l'expérience LaBO.

Sautons joyeusement leur second concert à la Malterie auquel je n'ai pas pu assister, pour plonger dans la cave du Biplan où LaBO, pour les mercredis de ROCKALAME, hantait son alcôve qui tient lieu de scène. Même bien rempli, le Biplan ne conserve pas moins son côté intimiste et convivial qui fait parfois défaut dans des salles plus grandes. Et LaBO s'est visiblement senti aussi à l'aise dans cette atmosphère qu'un glaçon dans un pastis 51©. La vitesse de croisière est assurément atteinte ; les laborantins ont réussi leurs expériences, transformant le plomb en or. La fusion était là, tout coulait sans heurt grâce à une assurance sans faille. Ce fut un grand moment musical, une euphonie réussie à la plus grande satisfaction du public et comme indice de satisfaction, on a noté que le bar au fond de la salle était vide !



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Le Biplan

Frédéric Loridant
mai 2003

Frédéric Loridant ©2003