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LEO & les LUNAR TIKIS
Mons,
l'Arcobaleno, le 14 mars 2009
Il fallait oser aller se perdre à Mons (B) le soir où le centre
ville est fermé à la circulation. Mons, ses monuments, ses ruelles
pavées sinueuses, les cohortes d'étudiants dont un paquet déjà bien
gai à 22h00 et ses armées de bagnoles blanches estampillées police.
Bonjour pour se garer... Je l'ai fait et je suis arrivé juste, tout
juste à l'heure pour le départ du concert de LEO & les LUNAR
TIKIS à l'Arcobaleno.
Le lieu est sympa, un côté salon où le bon goût est de mise, un
décor à la Torino Cervi dans Mœurs cachées de la
bourgeoisie, même couleurs vénitiennes, même ambiances
feutrées. Pourpre de la robe de Léo, bleus et verts cliquant de
l'éclairage, ors des cadres, un vrai tableau de Titien avec au
premier plan une blonde et au second, en noir, sa garde rapprochée.
LEO & ses LUNAR TIKIS naviguent entre seventies
et les tubes éternels qui ont fait la soul et le rock. Les reprises comme Tainted Love ou autre
trucs qui font encore le bonheur des majors et des compiles ont l'avantage de ne pas
être ratées - musicos balaizes et voix impressionnante de Léo –
l'auditeur n'est pas lésé, le bon son est là et surtout, l'accroche est là pour le public. Tout le monde connaît et comme c'est bien fait... En plus, on a eu la
chance d'entendre l'énorme Get Ready version RARE EARTH
qui donne toute sa dimension au Hammond et sa copine Leslie. Du
bonheur ! Du côté des compositions, LEO & les LUNAR
TIKIS jouent la carte des ambiances seventies basées sur le couple Hammond/guitare, union qui enfanta tant de morceaux mythiques. Léo à la
silhouette rappelant un peu Barbara Streisand passe aussi bien de
ballades un peu calmes à des morceaux bien dopés aux riffs à la
VAN HALEN. Ses LUNAR TIKIS, ces génies protecteurs,
se font discrets, les pleins feux étant tous braqués sur la poupée
pourpre jouant avec les verts et les bleus. Ils lui peignent une
toile sonore à la hauteur de sa voix. Un clavier à la John Lord,
une guitare un peu hard, hendrixienne aussi et une section
rythmique sans peur et sans reproche, carrée à souhait malgré que
ce soit le premier concert du batteur (un peu trop en retrait mais
il faut bien commencer). Deux sets de 50mm, double rappel et pas
une once d'ennui. Au final, j'ai juste eu le temps de rejoindre ma
bagnole qui était à deux doigts de se faire embarquer par une
furieuse fourrière. A se demander si les LUNAR TIKIS ne me
protégeaient pas aussi.
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