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Les BËTES de SCENE
Lille,
Cinéma l'Univers, le 20 avril 2008
Le soleil revient, la nature s'éveille, les fleurs éclosent et les
tondeuses ronronnent et surtout les BËTES en hibernation sortent de
leur léthargie. Cela faisait longtemps que je n'avais pas croisé
leur piste aux BËTES de SCENE. Pourtant je sentais leur souffle, un
myspace, une démo à télécharger, elles en avaient marre de grogner
entre elles, la basse la démengeait, les baguettes le titillait. Il
était temps de sortir d'autant plus que ce 20 avril c'était la
pleine Lune...
La terre n'étant pas assez grande, elles avaient choisi l'Univers
un ciné survivant. Et pourtant, on baignait complètement dans la
jungle, une forêt inexplorée peuplée de bêtes sauvage, de bons
noirs un peu peureux, d'explorateurs blancs style colon aussi
intrépides que cons, de méchants noirs à tête peinte en blanc et de
Tarzan, Jane, la fille du précédent explorateur et leur
progéniture, Cheeta*. Et au milieu de toute cette foule, nos BËTES
grondantes donnant du son et de la couleur au noir et blanc. Elles
savent choisir leur sortie les BËTES de SCENE et malgré une
extinction de voix de la bête, celle aux longues jambes bottées et
gainées léopard, l'autre bête, celle avec du poil, l'a suffisamment
poussé dans ses retranchements pour en tirer le meilleur et on l'a
eu ce meilleur avec comme banane sur le gâteau, un petit déjeuner
final préparé par Jane ou plutôt Eve, on était entre jungle et
paradis. Au niveau des griefs, chanter Mexico alors qu'on baigne en
Afrique... Pas de Toucan... Et les BËTES se sont enfuies avant la
fin du film, on a raté l'épisode des hommes-lions.
* : pour les cinéphiles ou les curieux, il s'agit de "Tarzan et sa
Compagne", 1934.
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