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M26.7 - Les VIEILLES SALOPES
MEDEF INNA BABYLONE


Le Café, Bourlon,
le 27 janvier 2006



27 janvier 2006, le monde entre de plein pied dans l'année Mozart, le 2,5 centenaire de sa naissance. Le 27 janvier, c'est aussi la date où j'ai décidé d'aller flâner dans la soirée à Bourlon, village de France célèbre pour son officine de potiers gallo-romains, son cimetière militaire canadien, son église ou plutôt son café lui faisant face et depuis ce jour béni, le passage des VIEILLES SALOPES venues rendre hommage à Mozart avec les M26.7 (et non pas K525, déjà mozarté par la petite musique de nuit) et du MEDEF INNA BABYLONE, des rescapés d'AZT..

"Eh les gars de Bourlon, vlà la bande d'Hermies" (autre bled célèbre aussi pour son site préhistorique) ! Des trucs comme cela ça ne s'invente pas tout comme d'ailleurs la brève de comptoir d'un paisible retraité soudé au zinc qui m'a appelé pour me glisser "te prends m'importe quoi en photo !". Voilà pour l'ambiance et en guise d'eau bénite, bière-picon-vin blanc et tant pis pour les Bob, il n'y avait pas de cola et les perriers valaient le prix de deux demis ! Pas grave, ils sont résistants dans ces coins reculés du Nord et sûr que du point de vue litrage et titrage, joyeux Bourlonnais et heureux Hermiesiens n'ont rien à envier à ceux de la métropole... A défaut d'être un concerto de Mozart, on pouvait croire que le M26.7 était un engrais puissant spécial houblon. Ca donne la vie, ça s'agite, c'est du local bien implanté. Puisant très largement dans l'immensité punk arrivée jusque dans ces plateaux reculés qui forment le cambrésis, les M26.7 font dans un jonglo-street punk des campagnes teinté de BxN (cherchez le clown) dont ils ont d'ailleurs repris un morceau. Et pour terminer fidèles à la pure tradition locale des concerts du 14 juillet, les M26.7 entonnèrent un Aline de CHRISTOPHE. Elle a d'ailleurs rencontré un immense succès mais impossible de savoir lesquels gueulaient le plus : ceux d'Hermies ou ceux de Bourlon ? La guerre des clochers allait-elle commencer ? Quoiqu'il en fut (de bière) et en sera, elle a intérêt à dire oui, l'Aline !

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Je ne sais pas si l'Aline est une vieille salope mais les voilà les VIEILLES SALOPES avec leur propres lights. En fait si j'étais là, à 22h40 (heure exacte de ma première image des LVS), c'était pour les revoir car je l'avoue, j'avais été bluffé en mai dernier au Bétizfest de Cambrai. L'album, le second, sorti en juin avait renforcé mes convictions : les VIEILLES SALOPES c'est vachement bon. Les médisants diront que c'est parce qu'il y en une de bien jolie. Qu'ils disent, je m'en fout bien qu'ils n'ont pas tort. N'empêche que depuis Cambrai, je me suis transformé en missionnaire, en un saint Frédéric qui au lieu d'évangéliser les bataves à collier à l'horizontal, clame partout que les VIEILLES SALOPES, c'est super, soulevant parfois des regards désapprobateurs. Les LVS ! Oh I'm shocking (sic)... Cette seconde expérience fut largement à la hauteur de mes espérances. En faisant un peu attention, en gardant quelques voyants encore verts dans l'ivresse générale (pas celle du picon-bière, celle qui noue les tripes), on s'aperçoit que dans le bon ordre, les tranches de vie, bases intrinsèques de leurs morceaux, forment un tout homogène. Il est un peu dommage de découper ce Manhattan transfert* de Panam en chapitres avec des reprises englishe même si le choix était à la hauteur de l'attente des Bourlonnais et Hermiesiens présents. A une demi (sans faux col) heure de minuit, un Paris pas cher version LVS qui aurait pu faire l'ouverture, sonna le début de la fin.

* De John Dos Pasos - c'est pour faire cultureux.

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Les VIEILLES SALOPES Les VIEILLES SALOPES Les VIEILLES SALOPES Les VIEILLES SALOPES Les VIEILLES SALOPES


Il y a de la ressource à Bourlon, un medef toulousain est annoncé. Un medef sans Laurence Parisot (même pas une vieille salope, une ultra libérale qui aurait affirmé que "la liberté s'arrête où commence le code du travail"), juste un MEDEF INNA BABYLONE dont la signification exacte m'échappe. De loin, l'attroupement fait penser à une équipe de la DDE perdue (ou travaillant ?) au café de l'église. Mais dans le dos, les MEDEF INNA BABYLONE portent l'estampille de Guantanamo, ce club med paradisiaque où l'on bronze à coup de vexations et de tortures. Armés d'instruments de musique tenant du rock et du traditionnel, les MEDEF INNA BABYLONE mélangent les genres et osent introduire des cornemuses et autres instruments peu fréquents comme la flûte traversière. On plonge direct dans des ambiances franchement punk rock mêlées à des rengaines qui se raccrochent à des poncifs gnan-gnan qui ont fait les beaux jours des prime time de Marité et Gilbert Carpentier. Bref, les MEDEF INNA BABYLONE ne font pas dans le bourrin ou le OÏ OÏ, mais dans un ethno punk CLASHien auquel on adhère. Un vrai anti-téfal. Le premier morceau m'a d'emblée rangé du côté des a-téfal. Il n'y a pas que Baudis, l'aéronautique ou le cassoulet à Toulouse, il y a très certainement un paquet de caves, chaudes, humides et accueillantes, propices à l'éclosion d'expériences intéressantes nourries par notre environnement révoltant. Et comme 2007 approche et que tout empire, on a donc pas fini de les croiser ces anarcho-punks qui cultivent à leur manière les champs ensemencés par les LUDWIG ou les BxN.... Longue vie au MEDEF, pas celui de la pouf, celui d'INNA BABYLONE, ville blasphème ouverte à toutes les rencontres comme une ... ! Et curieusement qui vînt partager la scène avec nos babyloniens pour le final ? Nos VIEILLES SALOPES bien sûr.

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La nuit est finie à Bourlon, il ne reste plus qu'au maire à rajouter à l'entrée de la ville : Bourlon; ville fleurie, son site gallo-romain, son cimetière canadien, son picon-vin blanc-bière et ses VIEILLES SALOPES son MEDEF INNA BABYLONE et sa brasserie M26.7 ! Quant à moi, un jour il faudra bien que j'aille voir sur le chemin si le petit chien est là ou s'il est déjà loin...

Frédéric Loridant / Photorock © janvier 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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