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OUTSLIDERS - LITTLE BOB

Salle Paul Doumer, Marc-en-Baroeul, le 30 septembre


Le crachin d'octobre s'annonce, les dernières heures de septembre sonnent mais pas le glas ni le tocsin mais le blues-rock. Les carillonneurs ? Le Maître du genre, un mythe en santiag, LITTLE BOB en personne accompagné pour ouvrir le bal, d'OUTSLIDERS où le sieur Marquilly (STOCKS) taquine la guitare à la sudiste. Et ce n'était pas n'importe où ! A Marcq-en-Baroeul, une ville où le rocker de base ne prolifère pas, on est au centre même de la banlieue chic de Lille*.

D'ailleurs les rockers étaient un peu noyés dans une faune plutôt bon chic bon genre venue là pour s'encanaillait et vibrer au blues-rock pure souche estampillé "Le Havre" sans oublier le rock sudiste des OUTSLIDERS, des locaux qui n'ont pas à rougir des "étrangers". Les rockers se repéraient d'ailleurs aisément. Des fans de la première heure probablement vu les tonsures à peine cachées par les cheveux longs et les bedaines à bière qui ornaient certains. OUTSLIDERS était chargé d'allumer la mèche. Fidèles à leurs amours de jeunesse le trio mené guitare battante par Marquilly donne dans un rock sudiste où les solos de guitare ont la part belle avec toutes les mimiques qui vont avec. Et sur ce plan là, Marquilly nous a offert toute la gamme des tronches des lead guitar que le hard rock nous a donné ! On en avait plein les yeux et bravo à la section rythmique qui, en retrait, avait la lourde charge d'offrir des rythmes d'enfer sur lesquels Marquilly s'envolait. Rien de très original sur le plan musical, de l'efficace, du très efficace, rien que de l'efficace. Bref, du rock comme il fait bon d'entendre et de vivre.

* Ce qui n'empêche pas la ville d'être attentive au rock and roll.

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Échauffées, les bourgeoises redevenues le temps d'un soir minettes était prête à voir le grand maître du rock'n'blues anglais à la française, celui qui traîne sur les scènes depuis 1975 sans fatiguer. C'est en ray-ban que LITTLE BOB arrive sur scène. Pas très grand, futale moulant, chemise noire et chevelure fournie argentée, LITTLE BOB impose d'emblée. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas le rock'n'blues, on ne peut qu'être fasciné par ce chanteur qui, à n'en pas douter, fait corps avec la scène. Très bien servis par ses musiciens, sa voix chaude et puissante colle au personnage comme la fumée moite sentant la clope et la sueur des petits bars où est naît le rock'n'blues. Car se foutant des modes, LITTLE BOB maintient bien vivant ce genre dans la tendance roots et pas besoin de perfusion. Bilan de la soirée ? Une flopée de morceaux mieux les uns que les autres selon les spécialistes du groupe, un clin d'oeil avec un morceau de DYLAN re-visité, et surtout un monument français qui n'a rien d'historique. Je ne suis toujours pas convaincu par le rock'n'blues mais LITTLE BOB en chair et en os, c'est quec chose.

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Septembre 2005

Frédéric Loridant / Photorock © 2005

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