LOS GUERILLEROS

La RUMEUR

Lille, le 14 janvier 2005


Photorock brique les cuivres en ce début de nouvelle année ! Après FULL UP et INTOX POPULI, voilà les LOS GUERILLEROS au complet pour une soirée tonnante et tonitruante. Signalons cependant au passage, un intermède pop avec DOMBRANCE, mais aléas de l'informatique et merdouillage de ma part, j'ai paumé toutes les images... Finalement, l'argentique ça avait du bon.

C'était un peu le bordel dans le cave. Imaginez une scène grande comme une chambre d'étudiant avec 12 musicos dedans et tous le fatra qui va avec. A droite, un percussionniste et un scractcheur squattant le bar, au centre, un violon, trois guitaristes, un clavier et le chanteur et enfin à gauche, 3 cuivres et un batteur. Douze, le compte est bon ! En face, dans les quelques mètres carrés restant soit quand même l'équivalent de 2 chambres d'étudiant, une cinquantaine d'étudiants justement ! Et pour combler les vides, des ondes sonores prenantes... Les LOS GUERILLEROS restent assez atypiques dans la production régionale. La grande Michelle-Ann les apparente à de la fusion ultra énergique, on ne peut que respecter cette sage parole. Rajoutons seulement qu'avec les LOS GUERILLEROS on passe de la pompe cuivrée des seventies à la CHICAGO TRANSIT AUTORITY au ska punk déjanté où les riffs rivalisent avec les cuivres ; le tout est servi par un chanteur jumpeur à ses heures mais très limité dans son espace vital ce soir. On sent un tiers de siècle de musique bien digéré, c'est funk, c'est métal, c'est rock, c'est tout à la fois et c'est bien fait. La preuve ? Plus le concert avançait, plus l'espace vital rétrécissait par un afflux continu de personnes et plus la chaleur montait comme sous les tropiques. Encore une bataille gagnée par les LOS GUERILLEROS. Ils ne sont pas près de déposer les armes... euh,... les cuivres, les grattes, les touches blanches et noires, les percus et le micro. Au contraire !

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Janvier 2005

Frédéric Loridant ©2005