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CRISIS

STUB'OUT

ACE OUT

à
La Malterie, le 30 avril 2003

NEO, Il revient, tout le petit monde au festival de Cannes en parle mais ce n'est pas ce NEONABO qui m'intéresse et qui sera cloné une fois Matrix en salle, mais du NEO métal, néo-logisme si vaste que l'on peux mettre l'ensemble des groupes vus ce Mercredi 30 avril à la Malterie même si certains penchent vers la fusion et d'autres vers le rap.

Ils étaient trois à se partager l'affiche : CRISIS, STUB'OUT et ACE OUT, trois groupes avec leur personnalité propre et un niveau musical plus qu'acceptable. C'est CRISIS qui a ouvert le feu.

CRISIS est le plus néo métal des trois. Ca gronde, ça pète de toute part, le volcan est en crise, c'est très tendance actuelle et les guitares acérées savent se faire entendre. Sans faire dans une originalité marquante, CRISIS a gravé une excellente impression avec une voix à tendance rap qui joue sans cesse avec des murs de guitares et le gros son de la basse batterie.

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La suite fut plus féminine, au moins en apparence avec STUB'OUT. Je les avais déjà croisé au festival de Raismes 2001 ; ils se produisaient alors sous le nom de SOUNDTRACK. STUB'OUT fait dans un néo métal franchement rap avec comme originalité, une chanteuse qui apporte une touche de finesse à une musique bien musclée faite de rythmes lourds et de riffs guitares bien métalliques. La coloration rap clairement affichée dans le chant, donne parfois l'impression d'un « déjà entendu quelques minutes auparavant » qui sur la durée, peut lasser des Ulysse qui ne se laissent pas envoûter par le chant de la jolie sirène se démenant au milieu de la scène. Curieusement, je n'avais pas eu cette sensation à Raismes ; sans doute, ne se rappelle t-on que du meilleur.

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Le final (tardif) de cette soirée Resto Rock revenait à ACE OUT, étoile montante (et non filante j'espère) de la scène NEO/FUSION du grand nord. La grande force d'ACE OUT est sans conteste son éclectisme musical qui rebondit sans douleur et plutôt bien du métal franchement métal à du hard funk sans oublier de puiser aux sources du néo métal. Et le tout reste parfaitement cohérent, les musicos bâtissent une superbe plate forme musicale où le chanteur peut s'appuyer pour s'exprimer pleinement. Et il ne se gène pas pour occuper pleinement son espace, sautant, jaillissant comme un beau diable d'une boîte néo/fusion musicale' Et pourtant à l'entendre, ce fut une catastrophe ! Mais peut-être (avec plein de ?) mais que peu ont senti, c'est le principal. L'honneur et leur musique, cette fusion débridée aux limites lointaines, furent sauvées par une présence scénique et sonique de premier plan.

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Frédéric Loridant
mai 2003

Frédéric Loridant ©2003