Photorock


HOOTENANNY David BOWIE
organisé par Mohamed Dali
à
La Malterie, le 05 juillet 2003

Jean Genie, Rebel Rebel, Ashes to Ashes, Songs of the Silent Age, Let's Dance, China Girl...
Voilà quelques titres entendus lors d'une soirée des plus folles que j'ai pu faire dans le milieu des concerts de rock depuis celui d'HAWKWIND en novembre 1999 à Londres. La différence principale étant que ce méga tribute à David BOWIE se passait à Lille à La Malterie par les pointures régionales qui hantent nos scènes. De simples concerts, on est passé rien qu'en lisant la liste des groupes, à une méga jam session où se côtoyaient des têtes connues dans les BËTES de SCENES, SQUEEZE ME PLEASE, AMIANTE etc, mélangées, malaxées dans des formations aussi éphémères que la soirée répondant aux doux noms de :

BEAU OUI vs LAID NON – COAGULATED GUY – KITCHEN TOOL (pas vu)

PLEASE ME – MASTIC TOMMY – PINK NICOTINE – TONY VERLOK
SUPER POP – ASHES – MINOUNA – SUBRACTOR
MARONES – Les ROMI SCHNEIDERS

ANNE NIQUE L'ORDI – FERLA'S GUYS (pas vu non plus)


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Please Me Please Me Please Me Please Me

Please Me Please Me Please Me Please Me
PLEASE ME

Mastic Tommy Mastic Tommy Mastic Tommy Mastic Tommy
MASTIC TOMMY

Pink Nicotine Pink Nicotine
PINK NICOTINE

C'est à la fin du 3ème groupe que j'ai rejoint La Malterie après un passage au Stadium où j'ai eu le privilège de me promener dans les back stages de Johnny et d'en ramener quelques images prises sur les trois premières chanson (un Johnny, ça va, trois, bonjour les dégâts). Passer d'un trait de voiture d'un stade rempli par 36000 personnes à une foule d'une bonne centaine de personnes, d'un lieu totalement ouvert à une salle basse opaque de fumée, est un choc. Mais quelle ambiance, le public s'incrustait partout, autant dans la salle que sur la scène voire derrière, au milieu des amplis et du matos qui s'enchevêtraient. Il se dégageait de ce bordel organisé, une énergie conviviale revitalisante qui ne se ressent que très rarement en concert. On se trouvait dans un monde coincé entre l'ambiance « festival » et salles obscures underground réservées à quelques privilégiés qui ont eu vent de l'événement. On avait l'impression de former un monde. La symbiose, la communion totale étaient atteintes. Plus aucune barrière ne séparait le public des musiciens, de la musique, de l'espace et du temps. Le public était musicien et l'inverse.

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Superpop Superpop
SUPERPOP

Tony Verlok
TONY VERLOK

Ashes Ashes Ashes Ashes Ashes
ASHES

Mimouna Mimouna Mimouna
MIMOUNA

Musicalement, un sans faute ! Même si aucun ne jouait dans la même cour que celui se produisant au stadium au même moment, les réorchestrations proposées par les groupes atteignaient un rare niveau dans l'originalité, la pêche et la créativité. Si les constructions bruitistes de MASTIC TOMMY (Songs of the Silent Age), n'ont pas convaincu tout le monde, l'idée est là et la voix de la chanteuse est profonde comme le silence des temps. Si la démarche très expérimentale de ASHES a pu surprendre, les mariages proposés avec des ambiances Ummaguma/Meedle étaient remarquables. Tout comme le traitement punk de China Girl par un trio de choc avec l'un des chanteurs d' AMIANTE faisant office de bassiste et s'amusant à accélérer plus encore son tempo avec un plaisir non dissimulé. Parfois, ça jouait dans le festif (le disco de SUPER POP ou le fun de SUBRACTOR ) ou dans un rock plus conventionnel (PLEASE ME dans lequel se cache SQUEEZE ME PLEEZE). D'autres dérives ont également atteint leur but, PINK NICOTINE avec son final quasi space rock de Candidate tiré de Diamond Dogs ou, dernier groupe que j'ai vu, le mariage entre les BËTES de SCENES et un autre bassiste donnant naissance aux ROMI SCHNEIDERS qui joyeusement et lourdement, ont cassé le mythique BOWIE avec des version zarbi-punk de Let's dance (?) entre autres, du BOWIE décadent pur jus. Et j'en oublie plein, Waiting for the Man à la gratte et à la trompette par TONY VERLOK, Suffragette City par PLEASE ME avec une suffragette en chair et en os au chant et bien d'autres encore.  Ils restaient encore deux groupes, il était déjà trois heure, je n'avais plus de pelloch (faute à Johnny) et surtout j'avais près de 8 heures de concert dans les oreilles. C'en était trop. Dans un grondement de diesel, avec plein de HAWKWIND dans l'habitacle, la bagnole me ramena au lit.

Subtractor Subtractor
SUBTRACTOR

Marones Marones Marones Marones Marones
MARONES

les Romi Schneiders les Romi Schneiders
les ROMI SCHNEIDERS

Frédéric Loridant
juillet 2003

Frédéric Loridant ©2003