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CARVING - William SCHOTTE

MARCEL et son ORCHESTRE


Lille, l'Aéronef, le 08 octobre 2003

Des 6 2 sur une scène, 2000 travestis absolument pas transis leur faisant face, une poule et un bateau pneumatique, l'Aéronef pour une fois s'est transformée en une succursale de Boulogne-sur-Mer représentée dignement par MARCEL et son ORCHESTRE. L'Aéronef était bondé, plus une place de libre et les bars étaient pris d'assaut. Très vite, la température monte et c'est sous les tropiques que CARVING ouvre la soirée. Aucun problème pour nos lillois, le public était conquis d'avance ; soit il connaissait le groupe, soit les neurones de l'absurde réflexion avaient fondu sous la température caniculaire.

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CARVING

Allumez le feu chante notre aque national à défaut de le faire, pour CARVING pas de souci, ils ont tellement joué avec que la fin de leur set, une boucle technoîde crachait sans fin : Alarme Incendie - veuillez évacuer les lieux ! Alarme Incendie - veuillez évacuer les lieux ! Alarme Incendie - veuillez évacuer les lieux ! ! ! ! ! ! Chaud, ce fut très chaud. Les slams succédaient aux slams et plus d'un travesti s'éclata dans les bras bienveillants des balaises de la sécu, qui indifférents aux exaltions odorantes de plantes aromatiques sans doute médicinales et apaisantes, n'ont pas chômé. Tous le set de CARVING fut propice aux débordements sympathiques des MARCEL's Groupies qui étaient principalement, voire uniquement venus pour... Devinez ! C'est sûr, CARVING sait monter la mayonnaise sans la faire tourner.



Carving

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Carving



William SCHOTTE

Après un intermède Alarme Incendie - veuillez etc - déclenché à cause d'une trop forte chaleur humaine, William SCHOTTE (trio) s'empara des planches mais d'une toute autre façon. Finies les tumultes soulevées par le punkoragga de CARVING, place à ses chansons toutes en humour et en finesse qui à première vue ne collaient pas aux public Marcellien grondant dans la salle. Et bien, contre toute attente, autant CARVING sait faire dans les sauces, William SCHOTTE fait dans les dessert et a battu sans aucun souci les oeufs en neige émulsionnant une chantilly onctueuse et aérienne. Par contre dans la salle, la baratte continuait à tourner et à secouer malgré les atmosphères plus intimistes des chansons de William SCHOTTE (trio).

Et vînt l'interméde La foule ne tenait plus, des corps trempés de sueur et de bave sortaient parfois prendre l'air quand des pompom girls raffarinées vinrent sur scène égayer la masse malgré le couperet aigaillon/medef qui pointe sur leur tête. Ils sont à deux doigts de la mort, ces pauvres saltimbanques des temps modernes et ils garde la tête haute se refusant aux compromissions ! Ils avaient 2000 supporters devant eux, ces chevaliers de la Culture libre ! En espérant que ce n'étaient pas seulement des supporters d'un soir et que le message s'immiscera partout un peu comme le chant du dragon dans Excalibur ou l'odeur du hareng à Boulogne-sur-Mer en novembre. On n'a juste qu'un mois d'avance, ça ne sent pas encore le hareng, mais plutôt les dessous de bras.



William SCHOTTE

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Et vînrent MARCEL et son ORCHESTRE

23h00, la foule se fait de plus en plus pressante ; le moment approche, l'heure est grave et signe qui ne trompe pas, des photographes s'approprient la fosse. le public n'en fini pas d'appeler ses idôles : Marcel, Marcel, Maarrrcccceeeelll ! Du bleu, un clavier se met en branle, une immense clameur monte, des pinceaux de lumière balaient la marée humaine et les mareyeurs de Boulogne-sur-Mer qui sont partis à la conquête de l'Univers sur leur frôle esquif, le 62 Méfie Te, arrivent enfin. Marcel Marcel scande toujours la foule, hurlent les Marceliens et les Marceliennes. La tension est à son comble et trois coups de trompettes sans doute identiques à celles de Jéricho, suffirent à faire exploser l'Aéronef qui malgré tout continua son voyage au coeur de la planète Marcel. La suite ne se raconte pas, on tomba en béatitude dans les Embouteillages, un Marcellin tenta de s'enfuir en chaloupe et string (faudra quand même leur dire au 6 2 que le string se met en premier car s'enlève en dernier), des avis de recherches pour pantoufles égarées furent lançes (on ne retrouva que quelques baskettes odorantes oubliées par des slammeurs aventureux), l'agité du Poitou fut hué copieusement par une foule dont une partie avait sans doute oublié de voter à un certain premier tour et, en deux temps et trois mouvements, MARCEL, son ORCHESTRE et sa poule à facettes furent portés au nues. Star d'un jour, Star toujours comme dirait Tronchet, et bien les MARCELS en sont. Et pas besoin de pseudo académie pour essayer de leur trouver du talent, ils ont fait, le temps d'un soir, entrer l'Aéronef en résonance.



Marcel et son Orchestre

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Marcel et son Orchestre





Frédéric Loridant
octobre 2003
fred@photorock.com