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DA WA - ZOE - LOUDBLAST

Paris, la Maroquinerie,
le 12 décembre 2005



La nuit commençait à étendre sa longue cape sur la Ville. Des milliers de lucioles avaient envahi les rues parant ses monuments prestigieux ou non d'une douce lumière apaisante. La Ville s'apprêtait à vivre une folle nuit, la Marmite trônait sur le feu, la soupe était bientôt prête et le père allait rentrer après sa dure journée de labeur couronnée par un p'ti blanc pris au zinc... En fait la nuit ne tombait absolument pas vu qu'on est arrivé à Paname à 14h00, mais c'est plus beau le lyrique que la réalité crue. Pas de luciole, juste des feux stop et des klaxons, des embouteillages, une putain d'odeur, une chape de pollution, pas p'ti blanc, juste des kro mais bonheur, une place de stationnement face à la Maroquinerie, l'endroit où la Marmite mijotait une carbonnade de LOUDBLAST, ZOE sauce DA'WA. Comme quoi, un petit rien et on est content.

DA...'.''''...WWWWAAAAAA Le nom sonne comme un appel. Cela signifie d'ailleurs appel, propagande ou encore mission à des fins prosélytes dans un premier temps mais la laïcisation confère une autre dimension à ce cri. Avec deux chanteurs en plus des traditionnels gratteux et batteux, un cube qui n'a malheureusement pas pu être monté, de la fumée et un éclairage estampillé "tout dans ta gueule", DA'WA nous a offert un spectacle d'ombre chinoise sur fond de métal en fusion avec un touche de néo, d'hip hop et autre accompagnement ragga. Soulevant le couvercle de la Marmite, le set de DA'WA a débuté quand les gens commençaient seulement à arriver. Dommage car leurs compos tiennent bien les planches et ont soulevé un réel intérêt de la part d'un public converti à LOUDBLAST et au death métal plus largement. Souvenez-vous, sixty two, be careful ! comme dirait ZOE.


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Les marins de ZOE avaient le vent en poupe. Il faut dire que trois jours auparavant, ilos avaient pu vérifier la portée de leurs canons de marine à Wattrelos peaufinant ainsi la précision des tirs. Mais patatra, à peine monté sur scène le gratteux n'avait déjà plus de son pendant que le batteur répétait inlassablement l'intro attendant les premiers riff. Cafouillage vite résolu et le concert pu lever l'ancre. Et naviguer sur un des rares fleuves au nom féminin pour des calaisiens et dunkerquois habitués au Cap Gris nez, voire le Blanc Nez fut un jeu d'enfant ! Pas besoin de tirer des bords, toujours tout droit et à fond ! Un peu surpris au prime abord, le public se laissa transporter sans peine dès le deuxième morceau, se laissant emporter par les riffs SPIdés jusqu'au Toys in the Attic (logiquement final d'après la set-list) des AEROSMITH qui cachait la plage sur laquelle ZOE nous emmenait, dans un morceau avec comme batteur Hervé des LOUDBLAST qui a dans ses longues aventures, tripoté de la baguette du côté de Dunkerque.

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Les terres conquises par les LOUDBLAST sont immenses. Je ne sais pas si le soleil arrive à se coucher sur leur empire mais en tout cas ce soir, il était au zénith pour illuminer un groupe au meilleur de sa forme qui embrasa la Maroquinerie. On avait dépassé le cadre étroit du spectacle, on fut plongé en plain film fantastique ou dans un péplum pompeux où les généraux à coup de victoires et d'harangues viriles emmenaient leurs troupes jusqu'au bout de leurs délires. Impériaux qu'ils étaient ce soir les LOUDBLAST ! Impossible d'échapper à leur charisme c'était marche ou crève et aucun cadavre ne jonchait le sol après le final haut en couleur et pâtisserie. Avec quelques minutes d'avance, les troupes victorieuses ont pu fêter l'anniversaire de Stéphane Buriez préalablement recouvert pâte à crêpes grâce à un savant mélange de farine, de jaune d'oeufs, de bière et de cheveux... Et c'est avec cette préparation que la cerise sur le gâteau envahit la Maroquinerie, un Ace of Spades ravageur et bien collant ! Impossible pour les LOUDBLAST de s'arrêter sur ce titre mythique, le public en réclamait encore, il en voulait, il l'a eu son ultime rappel.

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La nuit a définitivement enveloppé la Ville avec ses longs bras aux aisselles poilues. L'atmosphère est fraîche dans la rue surtout quand on court à 4h00 du mat derrière une chambre d'hôtel... Quelque part dans la Ville, un after réveillait bruyamment de paisibles dormeurs tandis que je courrais toujours après la chambre d'hôtel. Finalement je l'ai rattrapé et... Il est cinq heures, Paris s'éveille, quelqu'un, rue Boyer s'apprête à remettre la Marmite sur le feu.

Frédéric Loridant / Photorock © décembre 2005

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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