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Mike SANCHEZ and his Band
Wattrelos,
La Boîte à Musique, le 19 février 2009
La Boîte à Musique est-elle devenue un bar lounge le temps
d'une soirée ? On aurait pu le croire ce jeudi 19 février. Public
plus proche de la retraite que de la fac, ambiance feutrée et
surtout un Mike SANCHEZ très blues-jazzy au moins dans son
premier set. Il ne manquait que des bunnies pour venir servir des
cocktails. Bref une ambiance de fin de soirée propices aux
rencontres coquines sur canapés confortables et accueillants, mais
le temps n'étaient pas à la bagatelle, Mike SANCHEZ and his
Band l'ont vite rappelé avec un second set très rock and roll.
Les 60's s'étaient invitées.
Flanqué d'un petit jeune à la gratte, d'un contrebassiste et d'un
batteur, Mike SANCHEZ n'est pas avare de son temps, 2 sets
de presque 2 heures chacun. Le bonhomme qui tient plus physiquement
des FAT DOMINO que de Vince TAYLOR, focalise les
regards du pipole présent sauf lors des envolées de ses comparses.
Le premier set est franchement cool. Belles ambiances presque
intimistes, guitare aérienne, les femmes sont en pâmoison et les
éventuelles verges flageolantes qui traînaient dans la salle ne
réclamaient plus leur pilule bleue. Les plans lounge de
Mike SANCHEZ faisaient effet... Le Mike fascine tellement
qu'à l'entracte ce fut la ruée sur sa femme aux cheveux jais et bas
à coutures qui pour 15euros leur filait le dernier skeud de son
Mike SANCHEZ avec en prime, un autographe du maître ! Les
groupies s'étaient fait mâles... Ambiance radicalement différente
dans le second set. Le rock and roll arriva en force nous plongeant
direct dans une surprise partie. Fonzy ne doit pas être très loin,
des Cunningham avaient envahi la salle, la nostalgie des jours
heureux faisait des ravages. Une succession de standards des 60's à
la sauce Mike SANCHEZ, des tubes à rallonges se baladant
entre LITTLE RICHARD et EDDIE COCHRAN, entraînèrent
les premiers rocks dans le fond de la salle, là où c'est le plus
sombre. Les David Noebel, Bob Larson ou autre Jeff Godwin avaient
vu juste, le rock conduit entre autres à la perte des valeurs
morales et à la perversion sexuelle. Et il n'y a pas que la
jeunesse qui est pervertie ! Où vas t-on !
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