Photorock


MINISTRY

au

Splendid

Lille, le 18 juin 2003

Après l'invasion réussie des barbares brésiliens de SEPULTURA la veille, le Splendid n'a pas connu de repos et fut vite transformé en terrain de jeux pour des hordes de guerriers dignes d'un épisode caché entre Mad Max1 et Mad Max 2, à savoir, l'ultra violence du 1 et les paysages post nucléaires  du 2, les passages gnan gnan romantiques en moins. Les fautifs de ce désordre apocalyptique : MINISTRY, ces piliers du métal indus qui ne se baladent qu'en bande armée jusqu'aux dents depuis les années 80.

La scène était impressionnant. Une rangée d'amplis basse et guitares l'a coupée en 2 dans le sens de la longueur isolant et protégeant deux batteries et les claviers. Au premier plan, les voltigeurs de pointes, les soldats de l'apocalypse, ces warriors armés de guitares et de micros, présentant aussi une jolie fille pour mieux tromper l'ennemi. Au dessus, un grand écran diffusait des clips peu reposant frisant avec des séries Z où se distinguait la sale tronche de doublevbush.

Musicalement, c'est lourd et puissant. MINISTRY forge un métal graisseux à l'image du chanteur charismatique qui jouait avec le pied de micro transformé en fourche de bécane aux allures futuristes. A ses côtés, deux guitares et une basse bouchaient les espaces vides, occupaient spatialement et soniquement les endroits stratégiques et au delà de la fortification d'amplis, deux batteries martelant sans cesse des rythmes infernaux et des claviers bien camouflés qui à défaut d'être vus, étaient entendus et comblaient les zones mal défendues.

Et pas un instant de répit, tout se déroule à fond de six, poignée dans le coin. Tant pis pour ceux qui traversent sans regarder, MINISTRY ne s'arrête pas, n'a pas le temps de s'arrêter. La route file et MINISTRY en brûle le bitume ; on baigne en plein dans Point Limite Zéro, les keufs en bulldozer en moins. Impossible de reprendre son souffle sauf au moment du black out qui sépare les rappels au nombre de trois et décorés une reprise d'un BLACK SABBATH, grande période (comme la veille). C'est d'ailleurs à l'occasion de leur retour sur scène que des réminiscences indus des années 80 sont venues faire vibrer agréablement les ultimes parties cachées de nos corps déjà fortement secouées par deux heures de bain dans un métal continuellement en fusion. On avait eu chaud et ont avait tremblé la veille avec SEPULTURA, avec MINISTRY,  on baigne encore dans le jus et on en sort tout "vibré" ; la prochaine fois, je vais les voir à Copenhague en hiver.

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Ministry

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Frédéric Loridant
juin 2003

Frédéric Loridant ©2003