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The TOMMYS - MONSTER SQUAD


Lille,
Le Rêve d'Herbert, le 23 mai 2007

Des filles et des garçons traînaient en face du Rêve d'Herbert. La langue n'était pas celle de Molière mais celle de Blair et les looks au moins pour les mecs auraient fait changer de trottoir le bobo quechua qui paye des impôts et rentre après une dure journée de labeur dans son loft de Wazemmes. Coiffures multicolores rappelant pour l'un d'entres eux le plumage d'un coq de combat et tatouages magiques et oniriques donnaient à penser qu'il y avait un rapport entre ce groupement et les Rêves d'Herbert. Il n'a pas fallu longtemps pour comprendre que les filles formaient les TOMMYS et les garçons, les MONSTER SQUAD. Mais pour le savoir, il eut fallu que le bobo ose entrer

Et ça valait le coup d'entrer. Les TOMMYS ont ouvert le bal. Pas de robe longue, tee shirt, débardeur, jean et basket sont de rigueur et ni une ni deux, elles ont envoyé une sauce qui aurait fait tourner à l'aigre les valses viennoises d'Angélique la marquise des Anges à moins que ce ne soit Sissi mais ça colle moins avec le cheminement tordu de ma pensée. Car sur scène, elles ont l'air d'anges à qui ont donnerait le bon dieu sans confession s'il n'y avait pas leur zique qui renvoie le dit dieu à son solfège. Sans faire dans un punk bien violent, les TOMMYS savent assez bien manier les baguettes et les manches de grattes pour délivrer un punk pop ou pop punk suffisamment intéressant pour rameuter dans la salle un public plutôt masculin. Et ne voyez pas la dedans une quelconque vision "machiste" de la part des mecs présents, mais avouons que leur plastique attire plus facilement l'oeil qu'un chauve tatoué plein de poils. Sur scène, la basse était survoltée, la batteuse avait un jeu orgasmique, la chanteuse se secouait dans tous les sens et seule la gratteuse semblait plus calme massant néanmoins sans relâche le manche de sa gratte. Ah les petites anglaises ! Certes les TOMMYS ne sont pas révolutionnaires mais s'écoutent et se regardent sans aucune difficulté, du moins les mecs l'ont pensé, du côté de certaines filles, ce fut moins net ... pufff...

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The TOMMYS The TOMMYS The TOMMYS The TOMMYS The TOMMYS

Les premières à se presser auprès de la scène où s'activaient les MONSTER SQUAD étaient les TOMMYS. Mais très vite, aux premiers riffs, le gros de la troupe qui occupait le bar déboula dans la salle attiré par leur punk brutal, un truc qui frise le hardcore dans la voix . La scène est pleine. Un ou deux chanteurs, ça dépend, deux gratteux, un bassiste et au fond, collé au néon rouge, le batteur. Autant les TOMMYS apportaient de la fraîcheur et de la légèreté, autant avec les MONSTER SQUAD ne savent absolument pas ce que signifient ces mots. On s'en prend plein les esgourdes et leur zique en atteignant le cerveau de certains ne manqua pas de déclencher des soubresauts lançant les bras et les pieds dans tous les sens avant de parfois aboutir à la chute finale. Et pas un morceau pour se reposer, que des directs dans la tronche portés avec une efficacité maximale. On n'en sort pas vraiment indemne, les MONSTER QUAD aspirèrent sans retenue l'énergie, bouffent les pixels de mon canon, firent exploser mes quies et me laissèrent en souvenirs des acouphènes qui une fois mes esprits

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2007