Photorock

Mr Quimby's Beard
au
Spirit of 66
le 05 mai 2002


Text in English after the pics

Au diable les Rencontres du 3ème Type et ses quelques notes métallico-lumineuses qui font passer les aliens pour des nanards ! Dans le tiroir, Burton et son Mars Attack tak tak où la tête des vilains martiens (et la notre aussi d'ailleurs) éclate sous les gémissements de l'Indian Love Call de Slim Whitman !

The Definitive Unsolved Mysteries Of Mr Quimby's Beard et son Solar Fire Light Show viennent balayer tout cela à grands coups de queues de comètes tout en rendant hommage à Ed Wood et ses soucoupes volantes. Rien n'était oublié, l'astroport mégalithique de Stonehenge se distinguait dans le lointain derrière une scène et une salle aux allures de tour de contrôle où lasers, projecteurs, boutons magiques en tout genre avaient pris possession de l'espace. Dès les premières mesures, on est aspiré dans un kaléidoscope musical et lumineux. Les images se succèdent, aliens à la Roswell, systèmes planétaires inconnus ou oubliés, Point Central disparu des cartes. Des martiens tout vert à la peau ridée s'opposaient esthétiquement parlant aux amis de Mr Quimby's Beard, tout rouge, facétieux et joueurs. Parfois des soucoupes à l'Ed Wood traversaient la salle de part en part évitant les rayons verts d'un space-laser qui ferait baver d'envie l'affreux 2W Bush.

Est-on attaqué ? Est-on tombé dans la Guerre des Mondes ou est-ce seulement un prélude à la soupe d'Independance Day pimentée à l'anglaise ? Rien de tout cela, le message véhiculé par les riffs hypnotiques ou les hurlements sans fin de synthés super excités, est amical. Peace and love semble exprimer les grands yeux noirs de Roswell. Stonehenge, Aliens, champignons (ah tiens), hallucinations qui s'entrechoquent, explosent, se fractalent.... La musique ne s'écoute plus, nos oreilles la palpent, la savourent, la sentent. De l'écran 2D s'échappent d'étranges humanoïdes rouges à l'allure sympathique ; j'ai l'impression qu'ils viennent nous saluer. La tension monte, l'atmosphère devient hawkwindienne. Notre faucon de l'espace s'est également invité et apparaît furtivement s'assurant de la réussite de la communion. La guitare profite de l’évanouissement de l'atmosphère pour se montrer plus incisive ; elle s'arrache à l'attraction, file vers les nébuleuses. Ca y est, les étoiles sont à nous. Pink Floyd n'est pas loin, se matérialise... La guitare s’emballe, la voix reprend. On a quitté les chemins habituels, on s'aventure dans des univers inconnus ou tout simplement oubliés en ce début du troisième millénaire. On est dans le règne des rythmes lourds, hyptnotiques, répétitifs, mécaniques sur lesquels voguent claviers et guitares, on est dans l'Univers du Space Rock, on entre sans transition sur le territoire d'Hawkwind. Glissant sur les riffs comètes, titillant une batterie en orbite qui martèle Quark, Srangeness and Charm, ces quasars, rois des ondes, on ne semble plus s'arrêter, on fusionne avec la musique et l'Espace, on est devenus des Angels of Life.... Le Big Bang est là, à notre portée...... Enfin, un retour au milieu des planètes. Les anneaux de Saturne nous protègent, les couleurs jupitériennes égaient notre vision. L'ambiance est étrangement floydienne, le Spirit plane..... L'esprit de la 66 est devenu piste aux étoiles...

Mais qui est ce Mrs Quimby’s Beard ? Il n' y a pas photo, Mr Quimby's Beard est le fruit, le parfait rejeton d’une union charnelle et spirituelle entre Hawkwind et …. Hawkwind sous l'emprise de l'esprit floydien des grandes années ! Mr Quimby’y Beard ne renie surtout pas cette parenté, il l’affirme au contraire et continue envers et contre tous, avec fougue et brio, à poursuivre les chemins défrichés dans la période 70/75 par la bande à Dave Brock. On retrouve dans leur musique ces ambiances hautement hallucinées et hallucinogènes des grands maîtres du Space Rock, des « Masters of Universe ». En comparaison, on pense à Ozrics Tentacles, Dc Hasbeen, Krel, SpaceHead, ST 37.... à tous ces groupes qui se réclament du Space Rock et de la galaxie Hawkwinienne et pourtant si underground et très souvent plagiés. A l’image des bons fils, Mr Quimby’s Beard, poursuit l'œuvre du père.....









Text translates by means of Sonja Willems

To the devil, the "Close Encounters of the Third Kind" and his metallic and luminous notes which identify aliens with "ploucs" * ! In the memory drawer, Burton and his "Mars Attack tak tak" where the head of the Martian naughty boys (and ours also) bursts under the groans of Slim Whitman's Indian Love Call !

The Definitive Unsolved Mysteries Of Mr Quimby's Beard and his Solar Fire Light Show come to sweep all this with big knocks of tails of comets while returning tribute to Ed Wood and his flying saucers. Nothing was forgotten, Stonehenge's megalithic astroport appeared in the distant behind a stage and a room with a look of a control tower where lasers, projectors, magic buttons in any genre, had occupied the space. From the first measures (moments, notes,…), we are sucked up in a musical and brilliant kaleidoscope. The pics succeed one another, Roswell's aliens, unknown or forgotten planetary systems, Center Point disappeared from cards. Green Martians with a wrinkled skin, contrasting on the aesthetic plan with the friends of Quimby's Mr Beard, always of red colour, facetious and players. Sometimes the Ed Wood's saucers crossed the room avoiding green beams of a spatial laser which would produce jealous the hideous 2W Bush.

Are we attacked ? Is it the War of the Worlds or is it only a prelude to Independence Day with an English sauce ? Nothing of that kind, the message conveyed by the hypnotic riffs or the unlimited roaring of keyboards most excited, is friendly. "Peace and love" seems to express Roswell's big dark eyes. Stonehenge, Aliens, mushrooms, hallucinations, all collide, burst ! ! The music does not listen any more, our ears feel it, savour it, smell it. From the screen 2D strange red humanoids with the nice look, escape ; I have the impression that they come to greet us. The tension rises, the atmosphere is filled by Hawkwind. Our hawk of the space also invited itself and appears in secret making sure of the success of the spirit community. The guitar takes advantage of the disappearance of the atmosphere to show itself more incisive; she extracts from the earth's attraction, takes off towards the nebulas. That's it, stars are to (with?) us. Pink Floyd is not far, materializes... The guitar warms, the voice starts again. We have left the usual roads, we venture into unknown universes or simply forgotten in this beginning of the third millennium. We are in the reign of the heavy rhythms, hypnotized, repetitive, mechanical on which keyboards and guitars navigate, we are in the Universe of Space Rock, we enter without transition on Hawkwind's territory. Slippery on riffs , excited by a drum kit in orbit which beats Quark, Srangeness and Charm, these quasars, kings of the air, we don't seem to stop any more, we merge with the music and the Space, we become Angels of Life. Big Bang is there, in our reach. Finally, we come back in the middle of planets. Rings of Saturn protect us, colours of Jupiter cheer up our vision. The atmosphere is strangely "Pink Floyd", The Spirit glide..... The "Spirit of the 66" became the track of the stars...

But who is this Mr Quimby's Beard ? It's sure, Mr Quimby's Beard is the work, the perfect son, of a sexual and spiritual communion between Hawkwind and..... Hawkwind under the influence of Pink Floyd's spirit ! Mr Quimby' s Beard does not especially deny this relationship, he asserts it on the contrary and continues with ardour and brilliance, to cross the new roads opened in the years 70/75 by the Dave Brock's band. We find in their music these highly hallucinated and hallucinogenic atmospheres of the great masters of the Space Rock, the " Masters of Universe ". In comparison, we think of Ozrics Tentacles, Dc Hasbeen, Krel, SpaceHead, ST 37.... All these groups which navigate in Space Rock and in Hawkwind's galaxy. Just like the good sons, Mr Quimby 's Beard, continues the work of the father.....

* in French in the text

FrédéricLoridant ©2002