PROHOM - NO ONE IS INNOCENT
Lille, Le Splendid, le 17 mars 2005


Je connaissais le podium Ricard, depuis le 17 mars, j'ai mis la tournée Europe II à mon actif. Trois groupes d'envergure au moins nationale se partageaient l'affiche, PROHOM, SUPERBUS et NO ONE IS INNOCENT, auxquels s'ajoutait une formation locale, ATLANTYS en l'occurrence. Ce beau montage ne pouvait durer, SUPERBUS ayant déclaré forfait suite à une attaque de méchants microbes contre Jennifer. Une partie des fans a du être bien déçue mais il n'y a pas que SUPERBUS dans la vie... et ils en ont quand même eu pour leur argent, PROHOM et NO ONE ayant donné chacun un beau concert. Pour ATLANTYS, je n'en sais rien, c'était fini quand je suis arrivé.

Difficile de qualifier PROHOM. C'est d'abord un chanteur bien présent jouant parfois du clavier, accompagné de bon musicos venus sans doute d'horizons divers balayant avec une facilité déconcertante entre pop et métal. PROHOM c'est aussi la mise en transe d'une partie du public, surtout celle qui se compressait contre la scène et tendait les bras vers... Musicalement ce n'est pas trop ma tasse de thé ; je rangerais leur zique dans le rock français sans pour autant être plus précis. Mais un coup d'½il sur le public montrait que PROHOM a mérité largement son succès et a assuré par la même occasion une belle transition avec SUPERBUS, euh non, NO ONE IS INNOCENT.

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NO ONE IS INNOCENT, le troisième diraient les aficionados des première et deuxième générations, reste une machine de scène bien rodée même si le concert de ce soir m'est paru moins "violent" que celui que j'avais vu à Bourges un an auparavant. Néanmoins NO ONE IS INNOCENT garde toute sa force visuelle (et sonore bien entendu) même si la fumée a une fâcheuse tendance à stagner sur scène donnant aux sauts de Kmar un coté parfois fantastique. Imaginez une forme presque fantomatique surgissant à contre jour et à la verticale, des nuées brumeuses difficilement pénétrables. La set list couvre largement la carrière du groupe allant de Génocide à Revolution.com qui court actuellement sur les ondes en passant par Chile. Le final fut moins brutal que dans mes souvenirs berrichons. Plutôt que d'exploser la batterie sonnant ainsi la fin obligatoire du concert, Kmar invita des spectateurs (trices) sur scène pour hurler sur fond de riffs déchirés, le slogan des BxN : "la jeunesse emmerde le front national". Certes, elle l'emmerde toujours, mais le vieux borgne se fait justement vieux et le danger ne viendrait-il de l'autre populiste, le président des umpistes et accessoirement député de Neuilly ???? La jeunesse emmerde Sarko, ça sonne mieux et c'est plus actuel.

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Frédéric Loridant
mars 2005

Frédéric Loridant ©2005