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Festival les NUITS SECRETES

GENJINI - TOKYO SEX DESTRUCTION -

Les RAMONES - BOBLOG 3 - COOL KLEPS

CURRY and COCO - The BELLRAYS - RADIO 4


Aulnoyes-Aymeries, le 14 août 2006

Une fée clochette vous invite à la suivre. Son but, vous attirer à Aulnoyes-Aymeries ville connue des douaniers à cause du train Paris-Amsterdam qui se remet difficilement de la disparition des industries de la vallée de la Sambre. La Fée Clochette annonçait à qui voulait la voir, les Nuits Secrètes, festival urbain riche en concerts et autres manifestations culturelles disséminées un peu partout. Il n'en fallait pas moins pour la suivre et c'est en Capitaine Flamme que vaillamment j'ai décidé de tracer la route. Mais à l'inverse de Peter Pan qui aurait bravé les éléments, la pluie et le froid ne m'ont pas inspiré plus que cela pour y aller le samedi, jour où Didier WAMPAS avait décidé de descendre à l'arrêt Aulnoye. Finalement, il fallut attendre le lundi pour que fée clochette réussisse à me sortir de mon hibernation aoûtienne. Pour ce faire, elle avait sortie le grand jeu avec TOKYO SEX DESTRUCTION, les BELLRAYS sans oublier CURRY and COCO, RADIO 4, BOB LOG 3, COLL STEPS et Les RAMONES.

Il faisait froid et gris mais la pluie s'était calmée. Je ne suis pas seul, Captain Bunnies, un grand reporter et une modiste m'accompagnaient. ZOE, les hard rockeux calaisiens sont déjà passés et c'est avec TOKYO SEX DESTRUCTION que notre soirée débuta vraiment après un passage éclair devant GENJINI le temps du dernier morceau. Leur électro sonne toujours aussi bien mais dommage que l'ambiance lumineuse, la clarté grise ouateuse d'une fin de journée d'octobre, n'était pas de la partie. Le temps de traverser la rue principale d'Aulnoyes, celle où il y a quelques commerces et plein de troquets et me voilà au jardin des délices, au Pays de Nulle Part. où les TOKYO SEX DESTRUCTION enflamment la scène. Le groupe que j'ai déjà croisé plusieurs fois reste fidèle à lui même fort de son punk/garage rock roots bien chaud, logique pour des Barcelonais et surfe toujours aussi bien sur la vague actuelle qui mêle seventies et rock and roll bien balancé remis au goût du jour. Et le mélange fonctionne assez bien même si je préfère les voir dans une cave enfumée, espace mieux adapté à ce style de musique qu'une scène de plein air par temps incertain.

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GENJINI

GENJINI GENJINI GENJINI GENJINI GENJINI

TOKYO SEX DESTRUCTION

TOKYO SEX DESTRUCTION TOKYO SEX DESTRUCTION TOKYO SEX DESTRUCTION TOKYO SEX DESTRUCTION TOKYO SEX DESTRUCTION

Le changement de matos me renvoie vers la grand rue et surprise, j'y croise Les RAMONES. Incroyable, il n'y en a que deux et ils arrivent à mettre l'asphalte en feu. A défaut de CBGB (fermé depuis peu), le groupe from Bordeaux City, a installé sa béem, ses mégaphones et ses instruments au Jenny Shop où plutôt en face. La set list bien collée par la flotte au sol ne comporte qu'une quinzaine de morceaux comme pour les RAMONES, ceux de NYC à leurs débuts et je suis prêt à parier que le son du Jenny Shop ressemblait fort à celui de club new yorkais dans le milieu des seventies. Ajoutez à cela, la nuit tombante, quelques bagnoles perdues frôlant la guitares, les lights fournis par l'éclairage public et les décorations annonçant noël, il ne manquait que de la fumée sortant des bouches d'égout pour se croire dans la Big Apple avec les vrais RAMONES. Car nos bordelais sont bluffant, ce n'est absolument pas une daube réchauffée mais un mini groupe qui en fait un maximum pour un mini prix vu que c'est gratuit et qui n'a pas besoin de faire fondre le bitume pour mieux nous coller devant. Le concert fut interrompu pour laisser passer des chars musicaux. Pas grave, la set list était épuisée. Dans ces chars roulant au pas, on pouvait reconnaître BOB LOG 3, COOLKLEPS et d'autres que je n'ai pas identifiés. La vision fut trop fugace pour en parler plus en dehors du fait que BOBLOG avait quitté sa tenue de spatiorocknaute pour un déguisement de gentleman farmer et que les COOLSTEPS font toujours dans le rock and roll et que la miss au clavier était en pantalon, comprenne qui pourra.

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Les RAMONES

Les RAMONES Les RAMONES Les RAMONES Les RAMONES Les RAMONES

BOB LOG 3

BOB LOG 3 BOB LOG 3 BOB LOG 3 BOB LOG 3 BOB LOG 3

COOLKLEPS

COOLKLEPS COOLKLEPS COOLKLEPS COOLKLEPS COOLKLEPS

L'intermède RAMONES bordelais m'a fait raté une bonne partie du concert des CURRY and COCO malgré une piqûre de rappel administré par une jolie blonde... Mais bon, il était bien difficile de s'arracher des RAMONES. CURRY and COCO est un nouveau projet du batteur des feux DOMESTICS (qui est pour la petite histoire, devenu sous le management de Captain Bunnies, le champion de France d'Air Guitar). Autant les DOMESTICS sonnaient franchement rock, autant CURRY and COCO se rapproche d'un autre de ses projets, les DELUXE BROTHERS, qui donne dans un blues des bayous bien gras. Le groupe comprend deux batteurs/percussionnistes et un guitariste qui fait aussi office de chanteur. Le blues est bien présent, plus civilisé et plus propre et surtout il est survitaminé et modernisé par les deux batteurs ; le résultat est loin d'être déplaisant surtout que sur scène, ça bouge pas mal et que le final est assez explosif. On a sans doute pas fini d'en entendre parlé du CURRY and COCO.

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CURRY and COCO

CURRY and COCO CURRY and COCO CURRY and COCO CURRY and COCO CURRY and COCO

La suite fit oublier ce putain de temps digne d'une rentrée des classes et restera inscrite longtemps dans les neurones des heureux présents qui ont eu la bonne idée de suivre Fée Clochette. Les BELLRAYS ont fait exploser les Nuits Secrètes : Fée Clochette a perdu sa virginité (auditive) et le public nombreux en est probablement sorti frustré de ne pas en avoir plus ! Les BELLRAYS comme dirait Chris (rendons à César...), c'est de la Soul avec des couilles. Je les ai vus plusieurs fois déjà et sans hésiter, je peux dire que ce concert fut le plus grand. Lisa Kekaula était au top de sa forme s'amusant avec Bob Vennum, le bassiste sur-excité, tandis que Tony Fate, le guitariste, venait les titiller avec des riffs à couper l'acier. Au fond, Ray Chin, le batteur trouvait encore le temps malgré le rythme effréné du set, de faire joujou avec ses baguettes. Maîtres de la scène, les BELLRAYS méritent plus que largement d'être vus et au passage, leur dernier CD est une pure merveille qui s'écoute en intégrale sur leur site (ceci ne vous dispensant pas de l'acheter, faut bien qu'ils vivent !).

The BELLRAYS

The BELLRAYS The BELLRAYS The BELLRAYS The BELLRAYS The BELLRAYS

La suite donnait dans la musique de générique de fin nous rappelant qu'il était tant de rentrer. Fée Clochette avait d'ailleurs disparu, partie seule ou avec je ne sais qui. Sur scène, RADIO 4 from NYC comme s'est plu à le dire le singer était à la hauteur de son nom, il délivre des titres parfaits pour passer à la radio, des trucs qui s'écoutent quand on fait autre chose. C'est bien fait mais sans âme à mon goût et déjà entendu. Leur zique rentre sans heurt dans les oreilles et s'active à ne pas y rester. Il était temps de reprendre la route, espérant que Fée Clochette y fasse du stop. Mais l'espoir fut vain. Peut-être qu'aux prochaines Nuits Secrètes...

RADIO 4

RADIO 4 RADIO 4 RADIO 4 RADIO 4 RADIO 4


Frédéric Loridant / Photorock - août 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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