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Le Grand Mix

Tourcoing, Le Grand Mix le 18 janvier 2003.

C'est avec de la pop que s'est ouverte la saison 2003 du Grand Mix avec OF MONTREAL des ricains anglophones et non pas des Canadiens francophones, précédés de SALOON, un groupe anglais, coqueluche ou presque de la presse anglaise, ce qui est loin d’être une référence....

SALOON essaie de nous faire pénétrer dans une pop lancinante accentuée par la voix féminine traînante. Parfois quelques sursauts psychédéliques avec des plans sympas au violon, venaient se plaquer sur les archis classiques gling gling de la gratte rythmique maintes fois entendus et re entendus... La présence scénique juste limitée aux déplacements d'un ou deux musiciens changeant d'instrument, ne rachetait pas la musique et globalement SALOON m'a ennuyé par son manque de vigueur et de créativité. En revanche, cette première partie m’a laissé le temps de m’accouder au bar.

A l'inverse, la pop d'OF MONTREAL est parue plus lumineuse et plus énergique. Visiblement, le groupe tente d’approcher la pop beatles-ienne et les magnifiques ballades de Syd BARRETT en essayant de leur donner un son plus rock, plus "STONES". Un des points forts de ce groupe est sans nul doute la voix nasillarde du chanteur sans laquelle les mélodies assez banales seraient bien fades. C'est gentil, c'est agréable à écouter, mais c'est déjà entendu et cela n'a pas la finesse, l'insouciance et la fraîcheur des grands de la pop anglaise des seventies. Sur le plan scénique, on ne peut pas vraiment dire que l'espace de la scène du Grand Mix soit pleinement occupé mais comparativement au statique SALOON, la magie des couleurs, l'espièglerie des musiciens, surtout du chanteur/guitariste, s'accordaient bien avec cette musique qui cependant n’arrive pas à digérer les BEATLES ou les STONES. Mais impossible pour moi de fixer sur les pelloches la magie de l’instant, le feeling des mélodies et l’âme de leur set. Existait-elle ? Suis-je trop hermétique ? Peut-être, mais en rappel, une reprise de Brown Sugar toute mielleuse, peu énergique et désespérément plate, ne sauva pas le concert. Pourquoi n’ont ils pas mangé leur père ? ? ? ? ? ?* Je ne crois pas que ce « back in the 70’s »** apporte beaucoup aux courants pops actuels.

* Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis (The evolution man – 1960)
** allusion au Back in the trees prônés par des pithécanthropes conservateurs dans ce même ouvrage.

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SALOON


OF MONTREAL





Frédéric Loridant
Janvier 2003
fred@photorock.com
Frédéric Loridant ©2003