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BAM [dtg] - STARLET SUICIDE

PINK'n'BROKEN ROCK TOUR

La Haye, le Confusion, le 15 octobre 2005
Aix-la-Chapelle, le HautptQuartier, le 16 octobre 2005



14h00, le Traffic bien chargé roule vers La Haye, un chevrolet portant une plaque suédoise répondant au doux nom d'UTU suit. A l'intérieur, des packs de bières et des gosiers pour les écluser. Et ces gosiers appartiennent aux STARLET SUICIDE qui sont en route avec BAM [dtg] vers leurs deux dernières dates de la tournée européenne (si si) PINK'n'BROKEN ROCK TOUR. Plein de kilomètres pour deux dates : le 15 à La Haye et le 16 à Aix-la-Chapelle. Tout comme César qui avait franchi le Rubicon sans peine, BAM ne fut pas arrêté par le Rhin. The pink rock and roll invasion began.

18h30, Den Haag/La Haye, sa gare, son phallus à gland vert et Greg, un ricain à vélo avec un drapeau suédois tatoué sur le mollet, les petites starlettes blondes piaffent, je regarde les milliers de vélos qui traînent. Incroyable et pas con ! Avant le show du soir prévu vers 21h30, repos et bouffe dans un squatt géant, une ancienne école reconvertie en hôtel zéro étoile pour groupes de rock en goguette mais avec douche chaude et WC propres ce qui n'est pas négligeable. La vie de château ! Nos STARLET se préparent, les BAM [dtg] s'occupent de l'intendance et heureusement d'ailleurs car je n'ai pas l'impression même au bout de deux jours que les STARLET savent faire autre chose que de décapsuler des canettes et se laquer les cheveux ! Le bar, le "Confusion", où les groupes jouent se trouve à 500m à pied soit 3km en voiture. L'endroit est Yéti*, la batterie est casée dans un coin et le reste s'entasse tant bien que mal sur scène. Les BAM montent le matos, les STARLET occupent à 6 (conductrice et groupie comprises) un bon mètre de bar qui accueilla au moins sur la soirée, une cinquantaine de bières.

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BAM [dtg] lança ses riffs efficaces le premier. Plus on avance dans le troisième millénaire, plus ce groupe né à l'aube du dit millénaire porte bien son nom. BAM dans ta gueule ! Et pas du poids lourd type OJ Simson, du direct léger à tendance féminine à savoir tout en finesse, léger mais drôlement efficace. Même les bataves de 1,90 mètres de haut, deux mètres avec la crête, n'osaient pas trop parler durant le set, se contentant à peine de vider leur bière à 4°. Deux / trois pains dans les choeurs, un test de Néric pour savoir si les soeurs Dossini savaient garder la tête froide face à l'adversité sonique... Et pour une fois, au niveau des fouffes, le noir prédominait, mais soniquement parlant, le pink-punk régnait toujours en maître.

* : Les lillois ont des chances de comprendre, pour les autres, le Yéti est un bar à concerts


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C'est au tour de STARLET SUICIDE de s'entasser sur la scène et s'entasser est bien le mot ! Le batteur qui n'a pas eu le courage de faire sa mise en plis cache sa tignasse blondasse sous une casquette MOTLEY CRUE, le bassiste, coiffé lui, a adopté une GUNS n ROSE' attitude, le gratteux, est plutôt et la gratteuse chanteuse occupe la place de choix. Glam, fans de hard rock lipsticks, les STARLET ne sont pas vraiment révolutionnaire, du rock and laque punk de sales gosses tendance girl grâce à Jennifer Star de son vrai nom (ça ne s'invente pas) qui focalise l'attention. Ajoutons aussi les pitreries du batteur qui passe son temps à gober comme un poisson, le syndrome du bébé secoué du bassiste inspiré de ses mentors GUNS n ROSES et COTELETTE CRUE et le calme tout relatif du lead guitar qui a l'excellente idée d'agrémenter ses riffs de petits solos pas piqués des ver(re)s (de bière) qui donnent une tonalité baroque à ce rock devenu pink le temps d'une tournée. Beau concert et des fans faisaient la queue au pied de la scène pour s'arracher tee-shirt et démo ou encore pour tenter de corrompre certains membres du groupe avec des produits immédiatement gobés...Le résultat fut aussi immédiat.

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11h00, réveil un peu difficile après une nuit où dans un rêve réalité, j'ai vu déambuler dans la cantine dortoir, un bassiste déglingué avec une bouteille de pif à la main... et attente jusque 15h00 pour redevenir des highway stars en direction de Aachen/Aix-la-Chapelle chez les teutons. Comme d'habitude, nos STARLET SUICIDE peinent à transporter le matériel ; la caravane prend une heure de retard...

Bravo à mappy, on passe d'un château l'autre sans problème et j'avoue que sans BAM [dtg], je ne serais peut-être pas entré facilement dans le "HautptQuartier ou HQ" vue la façade. Mais une fois la porte passée, on tombe en plein dans un Urban Chaos (ce CBGB lillois malheureusement disparu au nom de la rentabilité) en plus petit et en jaune. Et l'accueil est tout bonnement super. Pour ce dernier concert de cette première PINK'n'BROKEN ROCK TOUR.... Le jaune laissa place à un rose franc.STARLET SUICIDE se lança dans l'arène avec un bassiste beaucoup plus calme et un batteur laqué tout excité. La dure soirée de la veille se fait sentir, le show paraît plus calme, plus vite emballé, un peu moins convainquant peut-être. BAM [dtg] se devait de faire mieux d'autant plus que des visiteurs surprises, des ASHTONiens pour ne rien cacher squattaient le bar dégustant la pils allemande en connaisseur.

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L'essai fut très largement transformé et quelques teutons qui voulaient partir après STARLET SUICIDE, retenus in extremis par le patron, n'ont pas été déçus et sont repartis longtemps après la chute du dernier accord. L'arrivée des lillois a eu l'air de transcender le groupe. Cet ultime set de la PINK'n'BROKEN ROCK TOUR a libéré toute l'énergie de BAM dtg ; frappe métronomique de Julie DOSS agrémentée d'extras enrichissants, bam bam bam continus et entêtant de la basse de Néric Bam Bam Bam et pink énergie contagieuse de la Rose DOSS ont fait de ce concert sans doute le meilleur de cette tournée, seul peut-être celui de Lille, mais BAM [dtg] jouait dans ses terres, a selon certains, aussi atteint des sommets proches des hauteurs d'Aix-la-Chapelle. Passons sur "les lumières s'allument", elles n'ont jamais été éteintes pour tenter de trouver de l'aide suédoise afin de charger le Traffic. Impossible tout le monde est au bar... Et pourtant 3h00 de route nous attendaient... Un voyage au bout de la nuit plus tard, il était cinq heures, Lille s'éveillait, mon lit m'attendait.


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octobre 2005

Frédéric Loridant / Photorock © 2005

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