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TOXIC WASTE - NEVROTIC EXPLOSION

PKRK


Roubaix,
La Cave aux Poètes - le 3 avril 2008

"On n'est pas sérieux quand on a 17 ans !" Voilà 20 ans que cet hymne existe et l'entendre de visu, avec ses oreilles et ses yeux, ne pouvait pas se rater. Eh oui PKRK, ces punks rockers venus de l'Est avaient décidé de fêter les 20 ans du groupe, histoire de vérifier si avec l'âge, on devient plus sérieux. Ce n'est absolument pas certain et je pense même qu'ils ont empiré transformant la fête en tuerie absolue à laquelle les TOXIC WASTE et les NEVROTIC EXPLOSION ont largement participé.

Il y a du monde dans la cave aux poètes, beaucoup de monde même. Le bar est inaccessible ou presque, le parking est transformé en fumoir géant, les concerts n'ont même pas commencé que l'ambiance est déjà chaude pourtant dehors il fait frisquet. Les lumières de la scène s'allument du moins quelques rouges, quelques jaune et de la fumée. Les TOXIC WASTE commencent à plomber l'atmosphère en déchets toxiques, personne n'a de masque et on aspire avec plaisir leur rock qui fait mouche (bleue) dans une ambiance lumineuse crépusculaire voire de fin du monde. Control Mental, Kamikaser, Trauma, Caricatures... Que des tubes non recyclables qui n'eurent pas de mal à nous contaminer en s'en prenant directement à notre mental.

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TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE

Le temps de réduire nos neurones en bouillie et ce fut un jeu d'enfant pour les NEVROTIC EXPLOSION de nous exploser la tronche avec leur punk rock qui renvoie le no future clamé par le boys band de Mac Laren dans les anecdotes de l'histoire du marketing. Il ne leur a pas fallu beaucoup de morceaux pour donner l'envie aux crêtés présents de se lancer dans des combats amicaux, ces danses de parades sur des chants libérateurs. Très efficaces les NEVROTIC avec leur chanteur qui n'hésite pas à venir titiller les premiers rangs qui ne se gênèrent pas en retour, pour le remettre au milieu de la scène. Très vite tout s'est confondu, scène et salle ne faisant plus qu'un, la symbolique barrière séparant les deux tombant sous les coups de grattes et les danses des iroquois présents.

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NEVROTIC EXPLOSION NEVROTIC EXPLOSION NEVROTIC EXPLOSION NEVROTIC EXPLOSION

On aurait pu croire que la tuerie prévisible avait commencé, on aurait pu le croire... Le temps de faire un saut dehors reprendre un bouffée d'air frais enfumé, d'affronter la cohue du bar pour se ravitailler en bière ou en pif et nous voilà en grappes sur l'insignifiante frontière matérialisée par les retours entre la scène et la salle. Sur scène, on s'agite, dans la salle, on se presse et on attend. Très vite, dès le premier riff, la salle fut prise de soubresauts, l'Enola Gay sonique allumée par les TOXIC WASTE, tripotée par les NEVROTIC EXPLOSION, explosa. Tubes après hits, les PKRK montrent qu'ils n'ont rien perdu de leur superbe, qu'ils savent frappé là où ça fait du bien. La salle est en orgasme, il n'y a d'ailleurs plus de scène ni de salle, tout n'est qu'une vaste zone de confusion. Certains trouvent refuge au milieu des zicos quand ceux-ci ne sont pas happés par des pogoteurs sur-excités et heureux. Une fois, dix fois, le micro explose, vingt fois on le remet en place. Exténué, Vincen (sans t) annonce le dernier skeud. Impossible, Caps reprend sa basse, la batterie frappe, la gratte siffle, les petits nouveaux ont la pêche et le concert reprend, ne veut plus s'arrêter. Le climat est devenu tropical, on est au coeur d'un ouragan sonique, on colle, on coule, on fouette, on a tous 17 ans et on n'est pas sérieux. D'ailleurs l'hymne a résonné encore longtemps, hurlé à gorge déployée par les poètes, après le départ des PKRK, les murs de la cave vont s'en souvenir de ces envahisseurs venus de l'est.

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PKRK PKRK PKRK PKRK




Frédéric Loridant / Photorock.com 2008