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Des japonais inspirés, voire fous furieux de DEVO d'après
leur bio, les POLYSICS ne pouvaient que me faire bouger de
mon transat un dimanche après midi. Pour le transat j'exagère un
peu, le temps était plutôt moyen et comme je suis déjà bronzé...
Pour DEVO, les POLYSICS exagèrent beaucoup,
énormément même, leur seul point commun étant la combi orange.
Les POLYSICS attirent ! Moi qui m'attendait à un concert
quasi intimiste, j'étais servi. Une horde d'adolescents(tes) se
pressait devant la scène attendant... Je doute qu'ils fussent là
pour la même raison que moi. Le groupe arrive enfin, tous en orange
avec des lunettes un peu à la Geordi La Forge dans Startrek Next
Generation et la nitendo se met en branle. La surprise
est là. Au lieu de plonger dans la devolution où we
are not men, we are devo, on voyage dans le générique d'Ulysse
31 en version très énervée. Il suffit de prendre le couplet "nono,
le petit robot l'ami d'Ulysse" en l'accélérant tout en le
noyant dans une guitare criarde et on obtient du POLYSICS.
On pourrait y trouver un côté manga en cherchant bien dans la
programmation de la chaîne Gulli, j'y voit plutôt une zique qualité
HP téléphone portable, du MP3 qui supprime allégrement des
fréquences fait par des agents de la DDE. Malgré tout, on
finit par se prendre au jeu et sans aller jusqu'à dire que les
POLYSICS soient une expérience inoubliable, on regarde sans
trop de déplaisir le gratteux s'éclater, battre des bras en accord avec le
public ou le(la ?) bassiste attaquer nerveusement ses notes. Quant
aux deux autres, à part l'épisode pompom girl de la clavier, on les
plus entendus que vus.
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