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GUNS of BRIXTON - MESSER CHUPS
PUNISH YOURSELF


Lillers,
Festival Frogg & Roll, le 13 novembre 2010

Cling Cling Klang Cloc, la route vers le Palace de Lillers est rythmée par les claquements des essuies glaces de la bagnole à Schnapps. Il fait noir, il pleut, rien dans le paysage ne donne envie de sortir mais le festival Frog and Roll nous attendait avec au programme de cette soirée, les GUNS of BRIXTON qui comme le nom ne l’indique pas, viennent de Caen, les russes de MESSER CHUPS, sans doute une contraction entre Messerschmitt et Chupa Chups et les PUNISH YOURSELF toujours prêts pour votre rédemption.

Premier réflexe pour celui qui ne connaît pas, le nom des GUNS of BRIXTON lui évoquera CLASH. On en est quand même loin. Les GUNS of BRIXTON jouent plutôt dans la cour du dub même si leur dub à eux est bien rock. Longs morceaux, plages totalement envoûtantes traversées par des riffs de guitare venus de l’infini, lumières tamisées parfois déchirées par un hurlement à la Careful With That Axe, Eugen, envolées punk, leurs univers sont pleins de surprises, d’une richesse parfois psyché à des années lumières d’un dub simpliste lancinant. Dès lors, pas évident d’ouvrir la soirée devant un public encore assoiffé ou bavard arrivant à peine sur les lieux. La sauce a bien pris, ceux qui avaient quitté le bar pour jeter un coup d’œil en ont finalement jeté 2 remplissant par la même occasion leurs oreilles d’ambiances peu communes les rassasiant sans doute pleinement car ils sont restés.

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Les MESSER CHUPS n’ont rien à voir avec les avions et encore moins avec les sucettes. Ce trio venu de la Leningrad soviétique ou de la Saint-Pétersbourg impériale a des liens avec un autre groupe, MESSER FÜR FRAU MÜLLER. Voilà pour l’histoire. Sur scène et sans les vidéos (en panne !), le trio a bien de la peine à remplir l’espace. Même avec leur zique, un surf rock qui n’hésite pas à revisiter des standards du genre ou à intégrer des thèmes quasi universel comme Pop Corn, obscur titre de Gershon Kingsley qui a connu un succès international notamment avec la version d’ANARCHIC SYSTEM, de James Bond ou plus surprenant celui du roi des montagnes de Døvre d’Edvard Grieg (Peer Gynt - 1876). Bien sympas tous ces mélanges, mais quelle froideur, quelle absence... Des musiciens statufiés au visage de cire à qui on donnerait des pièces si on les croisait au coin d’une rue, plantés sur un piédestal... Annette Schneider a beau être campée sur de longues et belles jambes, des sourires auraient sans doute réchauffé leur musique... Il est vrai qu’en ce moment, on se les gèle à Saint-Pétersbourg.

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MESSER CHUPS MESSER CHUPS MESSER CHUPS MESSER CHUPS



Les PUNISH YOURSELF allaient très vite réchauffer l'atmosphère avec leur electro-punk-indus ultra-puissant qui écrase tout sur son passage. D'une Baltique gelée, on est passé sans étape dans les forges de Vulcain squattées par une bande de zombies luminescents. Très vite le public est devenu un jouet laminé par les rythmes fous, galvanisé par les diables rouges, bleus et verts, martelé en cadence par chaudronnier radioactif ou fraisé au contact d'une Kali destructrice crachant des flammes. La machine est bien rodée et tourne à plein régime. Impossible de rester insensible à cet électrochoc sonore et visuel, soit on se liquéfie dans le Bessemer en attendant que les PUNISH YOURSELF nous forgent à leur convenance, soit on tente d'échapper à leurs griffes. En tous les cas, on n'en ressort pas indemne.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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