
Les Vikings sont de retour.
Les quatre démons d'ARK ont échappé à l'eugénisme
suédois et envahissent le vieux continent qui, par bétise
, a rejeté les divinités nordiques au profit d'un dieu du fin
fond de la Méditerranée. L'heure de la vengeance a sonné.
Trempée comme l'acier de la même origine, la musique d'ARK
balaie tout sur son passage. Le chanteur, ange blond, grimé de blanc
avec des signes mystérieux taggés en noir sur le visage, focalise
toute l'attention de l'assistance par sa voix et ses déhanchements ; le guitariste,
à l'allure hébétée, semble souffrir autant que
les cordes d'acier (suédois) de sa gratte qu'il pince et maltraite
vigoureusement. Le batteur se cache derrière son immense instrument
lui même dissimulé dans un brouillard multicolore et en profite
pour le frapper et le cogner sans fin AAAAARRRRKKKK. Le bassiste, pilier
de ce maëlstrom musical, bombarde la foule d'un déluge de notes
et seul, dans le lointain, là où les lumières peinent
à arriver, le clavier rappelle tout le monde à l'ordre avec ses deux
Korg quand il n'inonde pas la scène de nappes de synthés sans
fin.......
Comme les barbares, ARK passe en force.
Sans atteindre des atmosphères noires comme se plaisent à distiller
les groupes de prog scandinaves, ARK puise son énergie dans les origines même
du hard rock, du heavy métal et mélange le tout allégrement
pour en tirer la quintessence. Puissante, évitant la légèreté,
s'appuyant sur des lourds rythmes parfois bourrins, la musique d'ARK ne fait
pas dans la dentelle. Tel un rouleau compresseur, elle occulte tout sur son
passage, les spectateurs arrivant même à se demander ce qu'ils
ont entendu avant. Certains rock critiques à la sortie
de Burn the sun, avaient noté une certaine accalmie dans le
jeu d'ARK. Funeste erreur, ce n'est que pure illusion et ARK in
concert, remet sans nul doute les pendules à l'heure.