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DEAD ASTROPILOTS
RANDY TWIGG

Lille,
La Chimère, le 08 décembre 2010

Une canadienne qui se barre de Toronto pour fonder RANDY TWIGG et expérimenter son electro glam aux riffs kitchs taillés dans le métal à Berlin, avait une bonne chance de croiser la route d'Alexis Gaffuri, un batteur français venu du métal avec LYCOSIA pour continuer son ascension avec les DEAD SEXY, le trio electro-glam-punk explosif réfugié lui aussi du côté de la Porte de Brandebourg. Et ça n'a pas raté, ils se sont percutés, peut-être au fond d'une casemate... d'où une version de RANDY TWIGG rageuse alliant une basse et une batterie pour un résultat auquel on ne s'attendait pas... Finalement, ce sont les DEAD ASTROPILOTS qui ont donné dans l'electro. Ils viennent de moins loin mais ils ont bien digéré les expériences des années 80.

Un gars une fille, un chant une guitare et des bidules électroniques pour le tempo destinés à alimenter en énergie un vaisseau conduit par des zombies si l'on se fie au nom, DEAD ASTROPILOTS. Tout de suite, on pense à PRAVDA en moins hargneux quand la fille chante et aux BOLLOCKS BROTHERS quand c'est le mec qui s'empare du micro, la gratte revenant alors à la jolie brune. Ils ont beau être morts, les DEAD ASTROPILOTS donnent dans des ambiances bien chaudes accentuées encore par leur complicité... Ça sent le couple et ils communient bien dans leur zique entre eux et avec les autres.

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Moi qui m'attendait à une electro glam-punk à la DEAD SEXY sauce nuits berlinoises, j'avais tout faux. Pas de machine, juste une basse et une batterie et une sorte de noise electro coincée entre les BÊTES de SCÈNE et GATECHIEN (le 4). Une voix faussement fausse, une basse qui crache des sons pas possibles et une batterie explosive, on baigne dans un déluge minimaliste, quasi primitif qui réveille les instincts animaux tapis au plus profond du cerveau. La version de RANDY TRIGG vu à la Chimère contraste à première vue avec l'album Undone (autoproduit) qui laisse une belle part aux machines d'où un côté electro indéniable. Mais derrière se cache une sounoise sensation noise qui s'est révélée pleinement ce soir sous le feu des projo. La suite laisse présager le meilleur, une galette bourrée de surprises qui sera à écouter tard dans la nuit dans un bunker balayé par des lasers. Et si mes infos sont bonnes, elle est déjà bien avancée.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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