RUE DE LA MUETTE

Saint-André-lez-Lille, le 16 novembre 2001
Surprise de la soirée et seul groupe non nordiste, les périgourdins
de Rue de la Muette proposent une musique dans la plus pure tradition
de la chanson française, celle pratiquée en autres par Arno
par exemple. Bien que moins rock, moins électrique et moins provocatrice
que les chansons du chanteur ostendais, Rue de la Muette s'en rapproche
par l'extraordinaire voix de son chanteur, rocailleuse à souhait,
toute emprunte du soleil et du sol sec et aride du Périgord (le Noir,
bien sūr). Les guitares électriques sont oubliées, place
à la tradition populaire, à l'accordéon conduit de main
de maître et à l'éternelle gratte sèche ici tenue
par l'homme au chapeau tout droit sorti d'un polar des années 30.
Cachés dans la pénombre, le batteur et le bassiste créent
les rythmes puissants et lents, supports inébranlables pour cette
voix raclant, sarclant et défrichant des terres musicales finalement
souvent entr'aperçues mais rarement cultivées avec succés.