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CHAOS ETHILIK - GUN ADDICTION RED FLAG 77 Lille le Détour, le 10 mai 2009
Une tuerie peut en cacher une autre. Quoique cacher est un
peu fort. Les gens qui venaient ce dimanche soir au Détour savaient
à peu près à quoi s'attendre car au programme et à défaut de
Capital ou du grand film du dimanche soir, une trilogie quasi
apocalyptique, les CHAOS ETHILIK, les GUN ADDICTION
et surtout les RED FLAG 77. Bon le Détour n'est pas l'idéal,
sol glissant, lights inexistants mais on pouvait imaginer sans
peine que la compression dans la salle, le pack formé par le public
bousculé par les riffs des belligérants soniques allait laisser des
traces. Tous les ingrédients pour un boum final mémorable étaient
réunis.
Cliquer sur l'image - click on the pic Les GUN ADDICTION frappent toujours aussi fort. La légèreté, ça ne les connait pas. Un peu d'indus, une gratte aérienne, un chant qui tient du cri de guerre et la machine est lancée procurant les premiers tressautements significatifs dans le public. Rien à dire, les guns ont leurs chargeurs bien remplis et balancent sans discontinuer des bastos qui font mal, les crans de sureté, ils ne connaissent pas. Mais on a l'air d'aimer ça vu qu'on reste et les rafales de 12.7 qui sortaient de la cave ont eu tôt fait d'attirer les guérilleros qui prenaient le soleil une bière à la main.
Cliquer sur l'image - click on the pic La cave est maintenant pleine à craquer pourtant les RED FLAG 77 s'installent à peine. La scène existe encore mais elle vit ses dernières secondes... En moins d'un morceau, tous les repères étaient perdus, ce n'était plus qu'un magma, un tas informe où le chanteur tentait de surnager. Bras, jambes, têtes ornées d'yeux hagards, gueules grandes ouvertes... Il était difficile de survivre dans ce pack compact où était planté un RED FLAG. Et comme les RED FLAG 77 ne savent faire que des tubes aux refrains qui tuent, je vous laisse imaginer la cacophonie ambiante faire d'un mélange de vraies paroles et de yaourt gueulé à en faire péter les cordes vocales. Ce vent de folie ne touchaient pas uniquement les mâles, les filles en étaient pas en reste. Peut être moins présentes dans le tas central (et encore), des cheveux roses n'arrêtaient pas de se frotter au manche de la gratte du bassiste l'astiquant à le rendre brillant. Son collègue à la gratte venaient aussi en profiter... J'étais coincé entre les 3, entre le pack, le duo bassiste/guitariste et les deux miss roses, j'en ai pris plein la tronche ce qui ne m'a pas empêché de gueuler comme les autres en yaourt et de faire plein de photos du plafond... |
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