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CHAOS ETHILK - GUN ADDICTION - TOXIC WASTE

ASHTONES - BENZO DIAZEPINE - R'N'Cs

The UNSEEN - The 8 of SPADES

LARHSHUMA et les LARSHUMETTES et le Pipole

Festival Rock and Roll Jihad,
Wattrelos, la Boîte à Musiques, le 02 décembre 2007

Un an ! Voilà déjà un an que le Rock and Roll Jihad a poussé ses premiers glapissements dans les murs du Rêve d'Herbert devenu en quelque sorte son berceau. Et cette première année fut riche en hurlements et fracas. Il fallait un événement à la hauteur de cet anniversaire et ce ne sont pas moins de 8 groupes qui ont répondu à l'appel : CHAOS ETHILIK - TOXIC WASTE - ASHTONES - The 8 of SPADES - GUN ADDICTION - LARSHUMA et les UNSEEN auxquels s'ajoutaient les performers punks de BENZO DIAZEPINE. La fête ne s'est pas déroulée au Rêve d'Herbert mais à la Boîte à Musiques plus apte à absorber les décibels balancés par ces esthètes du punk rock. Seule ombre au tableau, la mise en veille pour une durée indéterminée du Rêve d'Herbert qui risque de ne plus éclairer pour un temps limité j'espère, nos nuits lilloises.

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PIPOLE PIPOLE PIPOLE PIPOLE PIPOLE

Cette journée aux airs de thé dansant ou d'école des fans vu l'heure matinale (15h00) du début des hostilités, s'annonçait sous les meilleurs auspices, les conditions climatiques étant aussi déchaînées que les groupes annoncés. Pour preuve, l'arrivée de CHAOS ETHILIK sur scène, beuglant "20 mil lieues sous la bière" avec force et conviction, Captain Nemo n'aurait pas fait mieux et Jules Vernes ne l'aurait même pas imaginé. Fini le thé, vive la bibine ! Le Théâtre de l'Empire délocalisé à cette occasion à Wattrelos, commençait à se remplir avec un public attiré autant par les CHAOS ETHILIK que par les pompes à bière annoncées sur scène et ce n'était pas de la Valstar.

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CHAOS ETHILIK CHAOS ETHILIK CHAOS ETHILIK CHAOS ETHILIK CHAOS ETHILIK

Le CHAOS ETHILIK laissa place sur scène (attrait du bar oblige) aux GUN ADDICTION qui se complaisent dans du TrueHeavyDirtyDarkRawPunk, bref un mélange dangereux dans lequel on trouve des trucs soniques qui implosent agréablement dans le cerveau. C'est toujours bien lourd. Olive et Tomoï se complaisent à larguer sans état d'âme, des tapis de bombes que Cram lacère sans retenue avec ses six cordes tandis que le Scotch y promène ses pompes pleines de boue grasse sans se gêner. Dommage qu'ils aient joué un peu trop tôt, le public n'en était qu'à ses premières bières et se réveillait à peine. A sa décharge, l'heure de passage tout comme celle des CHAOS ETHILIK était pour beaucoup "matinale" !

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GUN ADDICTION GUN ADDICTION GUN ADDICTION GUN ADDICTION GUN ADDICTION

A leur suite, les TOXIC WASTE. Pour cette occase, ils étaient venus avec leur dernier bébé (une vraie crèche cette Boîte à Musiques) répondant au doux nom de Trauma... Excellente nouvelle et les TOXIC WASTE s'en sont donné à coeur joie pour fêter l'événement, mélangeant habilement les anciens et les nouveaux skeuds, allant jusqu'à enchaîner Caricatures avec Trauma, deux titres porteurs et ravageurs.

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TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE

A la suite du rock à la française, le raw power rock and roll avait gagné la scène avec leurs dignes représentants, les ASHTONES. Au faîte de leur forme, s'injectant dans les veines une énergie sonique d'une pureté rare, la Débo arborait de nouvelles peintures de guerre, Gé avait osé la couleur sur scène, Destroy nous labourait à coup de riffs tranchants tandis que Francis astiquait son manche et Olive frappait ses fûts à défaut de les boire.

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ASHTONES ASHTONES ASHTONES ASHTONES ASHTONES

En bas, à la cave bar, l'ambiance était musicale. Le doux ronronnement des pompes à bière était couvert par des guitareux chantant sans micro des ballades urbaines poétiques au milieu d'un public attentif ! Au même moment en haut, dans la salle, un spectacle, les BENZO DIAZEPINE une sorte de théâtre ambiance cyber-punk libéré des contraintes politiquement correctes, a détourné le regard des présents de la bière et de la scène à son profit. C'était une suite de scénettes érotico-maso-trash violentes dans le jeu, les vidéos et les lumières ; elle transposait des scènes de la vie courante du type le mec queue dressée dans son fauteuil coincé entre un discours de sarko, son match de foot et un porno lui donnant bien sûr des idées érectiles alors que sa femme, en bonne ménagère passe l'aspirateur ou prend les coups. Mais cette dernière aura finalement le dernier mot. Simple transposition d'une scène de genre d'hlm mais dans un univers où le punk rock est roi. Spectacle décadent, sans doute mais finalement moins hard que la lecture de la Voix du Nord, rubrique pages locales. Et en plus, c'était esthétiquement beau, les strobos vous éclatant les pupilles ou le choix du vert associé au rouge transformant la scène en tableau baroque.

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BENZO DIAZEPINE BENZO DIAZEPINE BENZO DIAZEPINE BENZO DIAZEPINE BENZO DIAZEPINE

Retour vers la scène avec le power trio d'Orléans, les R'N'Cs, qui ne cache pas ses préférences pour le speed rock avec des tee-shirts aux effigies de SPERMICIDE et de PETER PAN SPEED ROCK. Avec de telles cartes de visite, la salle fut vite portée à ébullition, les quelques crêtes présentes s'enchevêtraient, ceux qui en étaient dépourvus pogotaient allégrement avec quelques crashs sur scène sans que le train d'enfer imprimés par les R'N'Cs ne ralentisse. Bref du rock à renvoyer les records du TGV aux oubliettes.

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R'N'Cs R'N'Cs R'N'Cs R'N'Cs R'N'Cs

Y'a pu d'respect !. Les UNSEEN, la tête d'affiche, ces punks rockers de Boston, s'en sont pris aux STONES. Des vrais branleurs, oser massacrer Paint It Black ! Et avec le sourire aux lèvres en plus. La salle était consternée. On en était presque au "Pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font" ! Non j'déconne; Au contraire, leur Paint it Black renvoie directement les papys du rock à leur centre de gérontologie et à leurs couches. Mais avant d'en arriver là, les UNSEEN nous ont envoyer leur purée à fond les gamelles : gros son, voix hurlante. Que des H Bombs ! Un truc à réveiller les morts et la salle est vite devenue le théâtre d'un tumulte digne des grands moments de l'Urban Chaos ou du Rêve d'Herbert. C'en était orgasmique, intense, une claque monumentale à m'en plus savoir où donner de la crête ou du crâne rasé ! Quelque part, ils sont cinglés ces ricains et c'est tant mieux.

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The UNSEEN The UNSEEN The UNSEEN The UNSEEN The UNSEEN

Après ce tsunami sans aide humanitaire, on aurait pu penser que toute l'énergie avait été aspirée et bien c'était sans compter les ressources insoupçonnées du corps humain, du ravitaillement qui coulait à plein régime et des 8 of SPADES qui ne cachent pas leurs attraits pour un certain groupe. Certes, quelques uns n'ont sans doute pas su remonter de la cave-bar, mais le gros des troupes était présent. The 8 of SPADES n'ont du jouer que2-3 morceaux avant que la folie reprenne. L'ambiance fut largement à la hauteur de leur speed rock, les pogos reprirent de plus belle, des têtes furent fauchées par les docs tournoyantes de slammeuses et j'avoue que de voir arriver à vitesse grand V une paire de pompes via un grand angle, est une expérience surprenante. "Je me baisse ? Ou je déclenche ?", j'ai tenté les 2...Encore un grand moment et pourtant pour The 8 of SPADES, la partie n'était pas gagnée d'avance, ce n'est pas donné à tout le monde de ressusciter les morts laissés par UNSEEN !

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The 8 of SPADES The 8 of SPADES The 8 of SPADES The 8 of SPADES The 8 of SPADES

Le festival touchait à sa fin, place à LARSHUMA et ses LARSHUMETTES pour une descente agréable après la tempête qui s'était abattue sur la Boîte à Musiques. Et dire que Météo France avait déclenché une alerte orange ce jour là ! Tout faux, on n'a vu que du rouge. Plein d'aisance la veille devant 1200 personnes à l'Aéro, LARSHUMA et ses LARSHUMETTES ont réitéré leur performances et réussissant à captiver l'attention d'un public plus restreint et bien dégommé par 7 concerts. Fin des pogos, place aux balancements rythmés par le hip-hop décalé et les LARSHUMETTES ont même attiré sur scène une danseuse supplémentaire pas encore totalement épuisée. Notre hippopeur est tombé à point pour nous faire reprendre contact avec la réalité et de manière agréable. Le premier festival du Rock and Roll Jihad s'achevait avec de belles images impressionnées dans nos neurones permettant de faire face à la pluie qui nous attendait dehors et au lundi qui s'annonçait morose. Mais je n'en foutais, j'étais en RTT !

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LARSHUMA et les LARSHUMETTES LARSHUMA et les LARSHUMETTES LARSHUMA et les LARSHUMETTES LARSHUMA et les LARSHUMETTES LARSHUMA et les LARSHUMETTES




Frédéric Loridant / Photorock.com 2007