|
TEENAGE WASTELAND - STANDING the TEST
RUSH 'n ATTACK
Lille,
Le Détour, le 10 janvier 2009
La France caille, les sdf caillent, les vieux caillent, je me les
pèle et je ne suis pas le seul. La Jeanne a enfilé au moins 2
collants et une culotte en pure laine vierge, la Clo a sorti son
manteau long, une paire de bottes Mad Max la ferait plonger chez
les goths. Oh my god... Il fallait en avoir envie de sortir un 10
janvier mais le premier concert de l'année, une affiche bruyante,
ne se rate pas. Et 3 euros en échange d'un coup de tampon
permettant d'accéder à la douce chaleur du bar, c'est presque
donné. Que voulez vous, c'est la crise mais rassurez vous la
déflation n'a pas encore refroidi les gicleurs de décibels que sont
les RUSH' n ATTACK. Ces néerlandais en ont éjaculé un bon
paquet dans une ambiance déjà hot suite aux beuglements des
TEENAGE WESTELAND et des STANDING the TEST.
Les STANDING the TEST connaissent le froid, ils viennent de
Dunkerque. Leur musique semble inspirée par la défaite de 40,
hululement de guitares, batterie pilonnante mais hurlements du
gratteux inaudibles faute au micro, cris silencieux compensés il
est vrai par ceux du batteur. Les STANDING the TEST se
cherchent encore. En dehors du gratteux barbu, sans doute castriste
et du batteur, les autres sont plutôt figés, surveillant leur
manche au lieu de l'astiquer avec vigueur. L'expérience manque sans
doute un peu mais les giclettes soniques ont visiblement été
appréciées.
Cliquer sur l'image - click on the pic

Les TEENAGE WESTELAND ont dépassé le stade du mouchoir
souillé planqué sous le lit. Leur hardcore ne fait pas dans la
dentelle et le groupe emmené par le batteur balance bien ses
projections de riffs et rugissements de plaisir. Le gratteux assure
bien aussi, chaud dès les premiers accords, plus excité en tout cas
que le bassiste plus enclin aux préliminaires, avant de se lancer
véritablement dans le set ce qui provoqua des réactions d'un
spectateur voulant à tout prix lui gratter la corde. A chacun son
trip si le résultat est là ! Reste le chanteur qui n'a pas arrêté
de venir se frotter au public, pire qu'un caniche devant un fut en
velours côtelé ! Visiblement, ce fut apprécié, les TEENAGE
WESTELAND ont bien quitté leur chambre.
Cliquer sur l'image - click on the pic

On ne savait pas à quoi s'attendre pour la suite, divers bruits
courraient sur ces RUSH' n ATTACK... ça déménage, on en
savait pas beaucoup plus. Du GUN ADDICTION en plus speed
m'assurait-on. La décharge fut brutale. On a dépassé largement le
stade de la giclée. L'image des GUN était bonne, j'y rajouterais du
AMIANTE et du A HELLA IS A GOOD BAND NAME pour ceux qui
connaissent, en concentré et à fond les gamelles. Rien que du
manche astiqué à dix mil tours de mains, des giclées d'énergie
hautement concentrées enfantant des nuées de décibels absorbées
avec plaisir. Des cellules souches revivifiante, du rock originel
poussé à ses limites, des hooligans de la zique. RUSH' n ATTACK
assouvissent leurs délires à coups de grattes et de cris vengeurs.
On a eu chaud, très chaud, ce fut court, trop court, l'orgasme
n'était pas loin... Une fois l'acte consommé, j'étais vidé mais
prêt à affronter le froid qui m'attendait dehors.
Cliquer sur l'image - click on the pic

|
|