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SCHWUNG festival 2006

ZOE - REVENGE 88 - SOUTHERN VOODOO - THUNDER

Ted NUGENT - DIO - STATUS QUO - Alice COOPER


Roeselare le 17 mai 2006



Les Halles de Roeselaer sont immenses. Un bon 150m de long sur une centaine de large au moins pour la salle de concert plus les annexe. Pour la remplir, il fallait une sacrée affiche mais aussi un paquet de gens. Et ils étaient là, un bon millier pour ZOE à sans doute plus de X000 pour Alice COOPER (remplacer X par un gros paquet de métalleux). Et entre les deux, REVENGE 88 - SOUTHERN VOODOO - THUNDER - Ted NUGENT - DIO et STATUS QUO, avait de quoi occuper un public venu de multiples horizons. Des belges bien sûr, des néerlandais, des allemands et des français dont certains venus de Limoges !!! Et sans doute d'autres venus d'ailleurs, Roeselar était devenue le temps d'un samedi la capitale de l'Europe Métal (ne manquait que LORDI pour consacrer à tout jamais le lieu aux dieux du Métal).

L'ambiance est joviale, il y a de tout, du punk à la ménagère, la bière coule à flot, les frites embaument, l'ambiance est festive. Et pas du tout chiant les disciples du Métal. Ils étaient même intéressés par le télé et l'écran de l'appareil qui leur dévoilait des détails de la scène parfois éloignée ; ils étaient même friands des tenues vestimentaires des danseuses qui surgissaient parfois dans les sets. Et la musique dans tout cela...

C'est ZOE qui était chargé d'ouvrir le bal. A 12h30 pétantes devant les premiers arrivants qui venaient se poser devant après leur arrêt au bar. ZOE annoncé par Schnapps, attaque direct avec son hard-rock et en réveille plus d'un si bien qu'au fil des morceaux, une sorte de buzz avait du circuler et que le public se faisait de plus en pus nombreux, convaincu que de prendre une bière devant ZOE et son hard rock aux refrains qui trottent dans la tête encore longtemps après le set, rend la mousse plus pétillante.

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ZOE ZOE ZOE ZOE ZOE


La suite fut pour moi moins excitante faisant tomber ma mousse. Le concert de REVENGE 88 commence pourtant pas mal, du bon rock and roll avec un chanteur issu d'un croisement entre Mick Jagger et Steven Tyler bougeant pas mal laissait présager une belle suite. Mais très vite j'ai décroché ne trouvant pas mes marques dans leur compos et c'est mitigé mais pressé que je rejoignais la gouttière posée à hauteur d'engin pour servir d'urinoir !

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REVENGE 88 REVENGE 88 REVENGE 88 REVENGE 88 REVENGE 88


Avec SOUTHERN VOODOO, on quitte le rock and roll pour rentrer dans le métal, le dur, un truc qui tourne autour de MOTORHEAD. Pas de doute, ça aide à digérer et même si c'est parfois redondant, on se prend facilement au jeu des SOUTHERN VOODOO et quand leur playmate apparaît, on joue carrément avec eux ! C'est un peu cliché voire kitsch mais c'est bien rock and roll quand même et pour le kitsch érotique à 2 balles, Alice allait nous en donner jusqu'à satiété sans oublier Rambo qui derrière se préparait à conquérir...

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SOUTHERN VOODOO SOUTHERN VOODOO SOUTHERN VOODOO SOUTHERN VOODOO SOUTHERN VOODOO


Mais avant de passer du côté ricain de la force, une pose s'imposait et c'est THUNDER qui va m'en donner l'occasion. Ce groupe fait dans un rock FM auquel je n'accroche absolument pas mais qui en Belgique, Allemagne et plus haut encore, y trouve un excellent terreau et surtout un public tout acquis à sa cause.

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THUNDER THUNDER THUNDER THUNDER THUNDER


Le voilà le Ted NUGENT ! On peut discuter du personnage, pro Bush, pro NRA, cinglé de chasse.... mais ce n'est pas le propos. Par contre la scène témoigne du patriotisme de Ted NUGENT : le fond est tapissé d'un drapeau géant et sur scène, une coiffe d'indien, un drapeau ricain et un belge. Le décor est planté ; déboule alors un Rambeau en tenue de camouflage armé d'une guitare et nous voilà parti pour une bonne heure de rock pur jus au solos époustouflants. Impressionnant le bonhomme. Il le dit bien haut et bien fort, sa guitare vient de Détroit. Et il sait s'en servir le bougre ! Il a de l'entraînement et on n'est pas loin de l'ambiance de Gonzo. On en oublie presque Rambeau et son drapeau.

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Ted NUGENT Ted NUGENT Ted NUGENT Ted NUGENT Ted NUGENT


C'est devant un public ultra chaud malgré la bière et les trombes d'eau qui noient la plaine flamande que DIO vient donner un bel aperçu de ses talents de chanteur de métal. Replaçant d'Ozzy Osbourne, chanteur du projet deep purplien de Blackmore avec RAIMBOW, Ronnie James DIO fait dans un métal pompeux et grandiloquent presque baroque sonnant bien les 90's sans évolution significative à mes yeux mais les aficionados venus en nombre n'ont absolument pas eu l'air d'être déçus surtout lors d'une reprise de RAIMBOW qui m'a ramené dans des contrées musicales que je connaissais mieux et qui finalement n'ont pas si mal vieilli que ça.

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DIO DIO DIO DIO DIO


Sur scène, les imposants retours ont disparu. A leur place, un mur de Marschall blanc laissait présager du gros son pour les vétérans du boogie rock. STATUS QUO a désormais 40 ans de carrière et 33 albums ! Je les ai connus il y 30 ans avec la sainte trilogie Hello - Pile Driver et On the Level et j'avoue qu'après leur double live, j'avais un peu décroché suivant les hauts et les bas de leur carrière de loin, voire de très loin. J'étais curieux de voir ce que cela allait donner et rien qu'en lisant la set list en attendant le groupe, je savais à l'avance qu'une surprise nous attendait. Caroline en intro - Bye Bye Johnny en final avec au milieu plein de tubes, Down Down bien sûr, Rain, xxxxxx au milieu de morceaux plus récents. La surprise fut de taille. Le duo Rossi/Parfitt fonctionne à merveille, bien épaulés il est vrai par des plus jeunes ayant le boogie rock dans le sang. L'addition d'un clavier m'a semblé superflu dans Down Down par exemple mais était sans doute nécessaire pour les morceaux plus récents. Bien sûr on est loin des chevelures emmêlées des concerts des seventies et aucun roadie n'est venu défaire les noeuds dans les jacks des guitares, mais quelle pêche, quelle fraîcheur ! Il n'y a pas de doute, la rythmique, c'est drôlement efficace surtout quand c'est bien manié.

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STATUS QUO STATUS QUO STATUS QUO STATUS QUO STATUS QUO


La fin s'annonce. La scène s'est transformée en château en carton-pâte Disney version train fantôme avec un cercueil en position verticale, des poubelles regorgeant de membres et de têtes de jeunes filles et d'autres accessoires dignes d'un série Z d'un Ed Wood de la zique. Et c'est dans ce décor qu'est apparu en grande pompe, dans un fracas et de la fumée, Alice COOPER sous les ovations du public et les riffs de ses gratteux masqués. Ca fait aussi un bail qu'il traîne sur les planches avec des hautes, des bas, des bas, de nouveau des hauts et ce 27 mai, il semblait toujours égal à lui même. Le show fut à la hauteur du personnage. Danseuse assassinée, son dépeçage mais il s'agit sans doute une incarnation du mal, internement avec camisole de l'assassin par un groupe déguisé en moine pratiquant du Kendo, et mise à mort d'Alice COOPER non pas par le feu comme il se doit pour les sorcière, mais par décapitation, c'est plus gore et sans doute moins dangereux, Alice COOPER n'étant pas RAMSTEIN. Mais rassurez vous, Alice ressuscite et revient tout en blanc en une sorte de Beatle Juice de pacotille pour terminer le concert en apothéose. Du kitch, c'est sûr mais du Grand servant de support à des tubes immortels comme I'm Eighteen, School' s Out, Only Women Bleed, Billion Dollars Baby et autres vieilleries toujours aussi efficaces qui n'ont pas pris une ride. Quant à Alice COOPER, plus il vieillit, plus il colle à son personnage de sorcière revenue du monde des morts et ses musicos ont une pêche à la hauteur des ses cauchemars.

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Alice COOPER Alice COOPER Alice COOPER Alice COOPER Alice COOPER


Les dernières notes lancées par Alice annonçaient notre départ, le Schuwng Festival 2006 était fini ! Quelques centaines d'images resteront vu le nombre de photographes mais n'oublions surtout pas l'organisation remarquable - pas un retard, un son plus qu'acceptable pour une Halle gigantesque, un service d'ordre respectueux et surtout la rapidité de service aux bars et aux friteries, ce n'est absolument pas négligeable - tout comme le public qui même bien imbibé pour une grande partie, sait respecter son voisin. Chapeau bas (un haut forme blanc bien sûr) à l'équipe du Schwung.

Frédéric Loridant / Photorock - mai 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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