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The QUI - DREADFUL LEMONS - SCOTTLAND

L'Escapade,
Hénin-Beaumont, le 21 juin 2006



Vingt et un juin, le jour de l'été ! Jour de la fête de la Musique ! Les villes et les villages vivent aux sons des instruments et la foule descend dans les rues s'entassant tant bien que mal devant des groupes improbables en essayant de capter des bribes de musique au beau milieu de la cacophonie ambiante. Ceci est valable au moins pour Lille et ses rues piétonnes et donne une bonne raison pour prendre sa voiture et de se casser ailleurs. Et c'est à l'Escapade d'Hénin-Beaumont que le fier drakkar de mon pote nous amena. Dans son petit théâtre de béton et de briques, au pied d'appart HLM, un vrai décor de ZUP sans le côté sordide, 3 tribute bands s'étaient donnés rendez-vous pour faire revivre des monstres des seventies : The QUI qui donnent dans dans du Qui est Qui, les DREADFUL LEMONS qui planent en dirigeable et SCOTTLAND auxquels on pourrait accoler en préfixe un BON révélateur de leur addiction.

Qui est The QUI ? That is the question pour une bonne partie du public, du moins celle qui va bientôt voter ou qui à voter pour la première fois lors de la mascarade des dernières présidentielles. The QUI ou les WHO en franglais font comme vous pouvez le deviner dans le flipper, le sent moi, voit moi, touche moi qui ont fait le bonheur de ma génération. Le traitement infligé à ce qui fut un des thèmes d'inspiration des premiers keupons ricains est tout à fait trash tout en respectant une bonne tradition française qui est de retranscrire les paroles directement de l'anglais au français comme ont pu le faire nos superstars Johnny ou Dalida pour ne citer que ceux qui me viennent à l'esprit. Grâce à cet important travail de traduction, on a enfin compris le sens de Qui est Qui : c'est nous. Par contre tout ne fut pas respecté : le guitariste ne nous a pas offert de mouliné ni de saut, seulement deux cordes cassées prétexte à un ravitaillement en bière non programmé, le batteur n'a pas explosé sa batterie ni enfourché la groupie qui s'est serrée un instant dans ses bras et surtout le chanteur avait un pantalon beaucoup trop large masquant ses attributs ! Seul le bassiste a conservé le flegme qui caractérise l'original !!!!

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The QUI The QUI The QUI The QUI The QUI

La légende dit que Robert Plant était fort bien monté et bien ce soir ce ne fut pas le cas, car le Robert était une femme qui ma foi, avait de beaux atours faisant oublié au moins pour les mecs l'absence de Robert le bien attribué. Les Citrons Redoutables / DREADFUL LEMONS (pourquoi pas masked cucumber) ont attaqué très fort avec Rock and Roll qui a permis de s'apercevoir que la Robert Plant(ureuse) s'en sortait fort bien et que ses acolytes tapaient et grattaient juste. Le dirigeable était bien manoeuvré et faisait oublier quelques raccourcis ou quelques libertés prises vis à vis des originaux comme un Whole Lotta Love un peu tronquet par exemple mais qui passa fort bien en rappel ou un Heartbreaker pas assez pêchu à mon goût. Pas de doute à avoir, les DREADFUL LEMONS ont volé assez haut pour nous emmener le temps d'un concert, assez loin dans LED ZEPPELIN avec assez d'humilité et de virtuosité pour revivre par flash quelques grands moments de l'histoire du rock. Il suffisait de fermer les yeux.

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DREADFUL LEMONS DREADFUL LEMONS DREADFUL LEMONS DREADFUL LEMONS DREADFUL LEMONS

Un iroquois au chant, une tête rasée à la gratte, une casquette à l'autre et un sweet-shirt de LOUDBLAST à la basse, SCOTTLAND apparaît comme plutôt bigarré mais un lien les unit : AC/DC ! Et pas n'importe quelle période, la grande, l'unique, celle de Bon Scott. SCOTTLAND n'est pas un de ces groupes qui imitent tant bien que mal et avec plus ou moins de bonheur leurs mentors, mais un vrai tribute band. Musicalement, c'est parfait, ne manque qu'une sono de stade. Aucune faute, les riffs et avec AC/DC, on est en plein dans l'industrie du riff, frappe juste, du chirurgical qui tue et la section rythmique ne manque pas d'audace, se mesurant constamment aux deux gratteux. Et le chanteur dans tout cela ? Il ne manque que le couvre-chef. La voix y est, l'attitude rock and roll aussi. Bref, SCOTTLAND vaut largement le déplacement et a confirmé lors de cette fête de Jack Lang, mes impressions de la Fête aux Tarés où mon Canon avait rendu l'âme juste avant leur passage. Il fallait que j'exorcise cette défaillance mécanique. Ce 21 juin, c'est fait.

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Frédéric Loridant / Photorock - juin 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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