L'AGENCE - SHEETAH et les WEISSMULLER - LOSKIT
Phalemp'in Rock, le 3 avril 2005


Phalempin 'in Rock, c'est un tout jeune festival déjà fort de d'une expérience que beaucoup ont voulu renouveler. Cette année, il se déroulait sur 2 jours et bien que le pape lui ait volé la vedette et monopolisé les TVvores voyeurs, quelques 600 personnes dont la grande Michelle-Ann Dix (avant de finir sa nuit à l'estam,) se sont données rendez vous pour y voir dix groupes régionaux. Sur l'ensemble, j'en ai vu que 3, L'AGENCE, SHEETAH & les WEISSMULLER et LOSKIT, qui couvrent à eux seuls du dub-reggae-funk au néo métal vigoureux en passant par le twist mâtinés de sons seventies psychés. Que demander de plus à un dimanche ?

A L'AGENCE, on brasse large tout en restant dans des sons flirtant plus avec la pop que le punk. Le concert commence même dans le dub space à la basse funk et à la batterie bien cognée. Quelques riffs viennent humaniser l'ensemble tandis que des cuivres réchauffent le tout. L'AGENCE se plaît voire se complaît dans ces ambiances un peu strange avec pleins d'incursions dans des styles voisins, la pop avec notamment une reprise de Get Back, le seventies bien sonné avec Waiting for the Sun et des plans franchement reggae ou plus rock contrastent le tout. On ne s'ennuie pas avec ce groupe encore parfois un peu vert dans certains morceaux où les contrastes m'apparaissent parfois trop violents.

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Quelques temps plus tard, c'est devant un SHEETAH & les WEISSMULLER amputé, un SHEETAH & les WEISSMULLER -1 que je me trouve. En effet, le concert de la veille à l'Aéronef en a laissé un sur le carreau, le batteur, obligeant un WEISSMULLER à s'asseoir derrière les fûts de WEISSMULLER avec zéro répète dans les bras. Le pire est que ce n'est même pas un accident du travail, juste un pogo trop appuyé qui a foulé le délicat poignet de M. Et bien, ni une ni deux, SHEETAH & les WEISSMULLER -1 mettent la poignée de leur scooter Piaggo dans le coin laissant deux ou trois morceaux de chauffe au batteur intérimaire pour poser ses marques. Facile non ! Leur zique emballe facilement, rappelle des trucs où les parents se secouaient, swingue et rock and rollise avec des emballements tapant dans le bon vieux seventies. On nous avais promis du twist, on en a eu mais saucé à la hot SHEETAH & les WEISSMULLER -1 qui malgré son handicap, a sérieusement secoué les jambes et remué les petits c..

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La suite a largement quitté les sentiers du rock and roll roots pour aller explorer le néo métal hardcore à la française, les LOSKIT, un truc à faire réveiller les morts et à hurler les parents. D'où toute la bande de jeunes qui traînaient devant en s'égosillant, ravis de s'en prendre plein la poire sans menace de confiscation du CD. Musicalement, on mélange le rap parfois pur avec du métal tendance death (?). On aime ou on aime pas. Scéniquement, LOSKIT tient bien la route et c'est du sport que de les shooter au bon moment. Ils ont la bougeotte les gredins !

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22h00, les festival s'achève, demain on bosse et j'ai hâte d'avoir des nouvelles fraîches du pape, WILLY VYNIL, le sympathique animateur, n'ayant même pas informé son public des rebondissements en cours. Pardonnons lui, il nous a quand même dégotté, l'Homme en Blanc de BACHELET... j'avais oublié ce monument (funéraire)...


Frédéric Loridant
avril 2005

Frédéric Loridant ©2005