Soirée à dominante féminine ce vendredi au Grand Mix avec ALIF AIR et EMILIE SIMON.
Dans les deux cas, des ravissantes créatures sont aux commandes du chant et c'est la douceur et
la grâce qui envahissent la salle tourquenoise pour le plus grand plaisir des 4/500 personnes présentes.
Sous le mystérieux nom d�ALIF AIR se cache le guitariste Jean Pascal BOFFO, bien connu dans le monde
du rock progressif notamment pour sa participation à l'aventure ANGE et ses albums solos riches voire baroques
qui sont des invitations à voyager dans le temps (Rituel), dans des espaces vierges (Nomades) ou dans l'esprit
(Offrandes) à ne pas se refuser. Accompagné sur les planches du Grand Mix par une unique chanteuse Aurore,
qui n'hésite pas à se dévoiler en chanson, et par des boîtes à rythme (remplaçant le reste de la formation),
ils nous ont emmenés dans une suite de ballades au gré des humeurs d'une guitare virtuose transcendée par
une voix rare. Ce ne fut, pour ce que j'en ai vu, un hard rockeux à l'ego démesuré n'ayant retardé, qu'une
suite subtile d'arpèges osés entrant en communion parfaite avec une voix toute en douceur. S'il existe un
paradis, sûr que leur musique se trouve dans le juke box de saint Pierre.
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ALIF AIR si discret, ne pouvait pas être la cause de l'affluence, EMILIE SIMON l'avait provoquée.
Mi adolescente, mi femme fatale, mutine, joueuse, souriante et très professionnelle, EMILIE SIMON n'a pas
eu de peine à enflammer un public d'humeur romantique. Mais pas un romantisme désuet, plutôt un romantisme à
l'Amélie Poulain, l'innocence auréolant constamment EMILIE SIMON. J'y ai trouvé un côté LIO, sentiment
conforté par certaines chansons délicates. Les sons sont cependant nouveaux ; des machines à faire du bruit,
un robot musical obéissant aux doigts et l'oeil de la petite fille qui joue avec, se mélangent avec des instruments
plus classiques sur une scène. Et pour compléter cette chambre d'enfant, un pantin, mi pluche, mi poupée de chiffon
jetait un oeil bienveillant sur les jeux musicaux d'EMILIE SIMON. Il attendait patiemment que sa maîtresse le
prenne, il ne devait pas être le seul. Seul regret de photographe, je n'ai pu la croquer que le temps de trois chansons.
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Frédéric Loridant
octobre 2003
Frédéric Loridant
©2003