ISSUE DE SECOURS - PAMBANIZZA CIRKUS - SKUNK

MJC de Saint-André-les-Lille
le 17 avril 2004


Vive Lille2004. Enfin la culture rock underground fait surface et tout cela grâce à Fusiller et sa géniale invention, la Maison Folies, cette maison des jeunes et de la culture. Franchement ça manquait dans une métropole de la taille de Lille. Que me dit-on ? Les MJC ne sont pas une création nouvelle ? Pourtant, Lille2004 s'approprie bien cette découverte... La MJC de Saint André n'a pas attendu cette vaste escroquerie financière et intellectuelle pour se transformer en maison (des jeunes et de la culture) folie et propager la (bonne) parole distillée par une série de concerts balayant du punk ska festif au punk rock indus enflammaient la métropole. Se suivaient entre l'heure des Vêpres et la messe de minuit, SICK LIVERS, AMIANTE, ISSUE DE SECOURS, PAMBANIZZA CIRKUS et les basques de SKUNK.

Comme à mon habitude, j'ai de la peine à émerger avant 20h00 et c'est avec 2 bonnes heures de retard que je pointe mon nez à Saint André. La parking est animé, j'y croise des membres d'AMIANTE et d'ASHTONES qui se cassent vers la Belgique pour assurer d'autres concerts. Le bassiste de SICK LIVERS me signale que j'ai raté leur thé dansant haut en couleur. Damned ! La suite vaut elle encore le coup ? Des riffs m'interpellent quand même, la mayonnaise a l'air d'être prise, la scène m'appelle... C'est ISSUE DE SECOURS qui enflamme les planches. Leur rock and roll est toujours aussi rock and roll et je note même avec plaisir une nervosité plus présente, ça accélère et ISSUE DE SECOURS glisse franchement dans un punk rock de bonne facture même si certains morceaux restent encore emprunt de douceur juvénile. Et ils ne se gênent pas pour nous le rappeler qu'ils sont encore tout jeune, à nous vieux cons du rock and roll, souvent désabusé à force d'en avoir trop fait. Vlan dans les dents ! Prend le ce riff semble dire le yeux pétillants du chanteur guitariste pas trop sauteur ce soir. Il nous avait habitués à mieux comme kangourou ! Sans doute les premiers signes de la vieillesse :-) Bienvenue au club ! Ceci expliquant sans doute un virage un peu plus radical de leur musique en live très appréciable et très appréciée des keupons présents qui ont toujours la fibre du rock and roll qui vibre.



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Les rivages punks semblent s'éloigner avec l'arrivée de PAMBANIZZA CIRKUS. Le nom à rallonge difficile à retenir en dit long sur leur zique. On est dans le festif, le ska festif à tendance rock punk. On entre dans la famille MARCEL sans pour autant atteindre la grandeur des maîtres en la matière. Le rock and roll fun des PAMBANIZZA CIRKUS passe bien et la salle déjà enflammée par ISSUE DE SECOURS n'a pas de mal à reprendre de la vigueur. Les pogoteurs deviennent flammèches et se maîtrisent avec peine. Que font les pompiers ? En tout cas ce n'est pas chez les keupons qu'il faut les chercher, la bière ne sert pas à éteindre l'incendie mais à rafraîchir les gosiers asséchés par la température qui est montée de plusieurs degrés.

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Le final revient aux basques de SKUNK qui font dans la même veine, un cran au dessus pour le festif, un cran en dessous pour le punk. Une tête d'affiche se mérite et SKUNK les basques, ont parfaitement rempli leur contrat. A 8 sur scène, ce n'est plus un groupe mais une véritable tribu qui s'est déplacée. Cuivres, grattes, fille et garçons cuivrés, bassiste chevauchant son instrument comme un hells sa Harley et batteur arborant un look métalleux, secouant sa tignasse dans tous les sens et clavier coincé au fond, se dandinant au rythme des tempos, voilà le plateau qui se dessine avec comme fond un SKUNK XXXXL. Pour bouger, ça remue et autant sur scène que dans le public qui avait encore assez d'énergie pour s'exploser en musique. Sur les planches, on assiste à un véritable match de pelote, le trombon-iste confondant souvent son instrument avec la paleta nationale. Sans atteindre nos MARCEL, ils les suivent de près et SKUNK ne feraient pas mauvaises figures aux côtés de nos 62 préférés.

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Frédéric Loridant
avril 2004

Frédéric Loridant ©2004