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SLOWHAND
Marcq-en-Baroeul,
Théâtre Charcot, le 23 avril 2008
Allez on va la faire courte ! Robin TROWER se produisait à
Marcq-en-Baroeul avec en première partie un cover band de
CLAPTON, SLOWHAND. Pour le premier, on faisait dans
l'ancien, Robin TROWER étant un des fondateurs de PROCOL
HARUM, le groupe du slow, A Winter Shade of Pale sur
lequel les plus ancien(ne)s ont emballé ou ont été emballées. Les
seconds n'avaient pas des têtes inconnues surtout celle du
guitariste qui passionné par les seventies, joue également dans
REVIVAL, un excellent cover band de, je vous le donne en
mille, CREDENCE CLEARWATER REVIVAL. La soirée pouvait
s'annoncer sympa.
Premier couac, l'organisation n'est pas celle du Rock'n Roll Jihad,
20h00 c'est 20h00 et SLOWHAND attaque alors que je suis
encore dans la queue... Le public n'est pas le même aussi. Pas de
crête, peu de jeunes, En revanche c'est moi qui me sentais jeune
avec mes 45 balais... Bref, un milieu dans lequel je traîne
rarement, mais bon on est à Marcq-en-Baroeul avec un paquet de
quinqua et plus qui se sentaient capables de faire un grand bond en
arrière... En revanche, difficile de rejoindre la scène, la masse
est compacte et se laisse difficilement fendre, on a presque
l'impression que les gens en achetant leur place ont aussi acheté
un morceau de territoire qu'ils défendent âprement. Bizarre comme
impression, à l'inverse même de celle que m'a laissé
SHOWLAND, entre aperçu en forçant un peu sous des regards
courroucés. Balaize les mecs. Le son y est, la voix aussi. En
fermant les yeux pour ceux qui sont près de la scène, on croirait
se trouver devant le CLAPTON himself. Pour ceux
installés au 5ème rang ou après, pas de problème, vu qu'ils ne
voyaient strictement rien (la scène faisait au moins 30cm de haut),
ils étaient devant CLAPTON. SHOWLAND, un élixir de
jeunesse ? En tout cas, un paquet de retraités se sont sentis tout
jeune ce soir.
Pause bibine en surveillant la salle pour vite aller me claquer
devant l'estrade avant que la foule arrive. On joue des coudes et
j'y arrive... Ambiance sympa en regardant les roadies mettre le
matos avant que le manager ou le tourneur zieutant mon canon
m'accroche en me sortant "Pas de photo sinon on arrête le concert
!". Il blague le mec et je lui répond "chiche" avec un grand
sourire. Ben non il blaguait pas... Robin TROWER semble très
soucieux de son image à moins qu'il se soit raté une injection de
botox. Bref, je n'ai pas insisté. Du concert, je n'ai vu que
quelques lumières de loin derrière une masse noire compacte avec un
son très limite au moins durant les deux premiers morceaux. Pour
les suivants, c'était bien mieux mais on était au bar dans la salle
d'à côté... Sur le plan musical (il n'était pas interdit
d'écouter), Robin TROWER fait dans un sous HENDRIX au
point que parfois je croyais entendre une K7 pirate du Maître... Et
tout ça pour terminer avec un slow... Bon je ne l'ai pas fait
courte.
PS : Dans la salle, malgré le Chanel et autres, ça sentait autant
le fennec que dans un concert de hardcoreux... ça du être chaud
!
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