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SPEEDÖZER - RENE SG

Lille,
Le Détour, le 30 janvier 2010

Encore le froid et la pluie, les rues de Lille sont vides, le Détour aussi... En attendant l'arrivée d'éventuels esthètes de la musique, on traîne au bar en tentant d'expliquer pourquoi le bar est désespérément vide... Et pourtant au programme on trouvait un ex-BAD PREACHERS, sans doute le plus virulent dans ses prêches à la tête d'une nouvelle secte sonique, les SPEEDÖZER. Ils étaient accompagnés non pas d'enfant de chœur, mais d'un autre trio, hollandais cette fois-ci, les RENE SG, SG rappelant peut-être l'usage d'une Les Paul Custom ou encore d'un Sacré Graal, pour RENE, en dehors que ça me rappelle le prénom de mon ancien voisin qui n'aurait pas dit non pour siffler du vin de messe, je sèche encore...

Le seul credo des SPEEDÖZER, l'énergie ! Et pas de la coupée, de la pure, une énergie qui se communique, un truc divin qui envahit et ça réchauffe sacrément... Pour faire simple, le trio mené tambour battant fait dans un MOTORHEAD de crypte high speed qui ne fait pas dans un brouhaha inaudible. A la gratte, un même pas majeur (18 ans le lendemain, ça ne s'invente pas) qui a tout d'un grand guitariste. Époustouflant le frère mineur ! Sa sainte Les Paul, il l'exploite à fond, la tripote, la crucifie, lui tord le cou quant il ne partage pas l'homélie avec le Nico le batteur, le BAD PREACHERS défroqué. Et avec son pendant le père bassiste, ils offrent au jeune à la six cordes, un magnifique te deum supersonique sur lequel il pouvait surfer et/ou s'abreuver à grande rasade de Jack Daniels béni. Et comme les SPEEDÖZER ne savaient pas terminer leur sermon, le pape batteur mit en branle les prédictions de l'Apocalypse en explosant sa batterie... A défaut de psaume, il ne restait plus que quelques bières à siffler.

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SPEEDÖZER SPEEDÖZER SPEEDÖZER SPEEDÖZER


"Dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es"; Rien de très religieux dans tout ça mais si ce proverbe est vrai, il y avait fort à parier que ce n'était pas des calmes. On n'a pas été déçu, on a du droit en direct live à un grand show de fuck rock sous intraveineuse de viagra. A la basse, un Phil Lynott (du moins dans le look et avec signalons la présence d'un second Phil Lynott dans le public, mon concurrent et pote Janicks), à la batterie, un frappeur sous amphét et à la guitare, un jeune homme bien sous tout rapport... Peut-être un gendre idéal mais qui cache bien son jeu. Car les RENE SG font dans le même registre que les SPEEDÖZER mais en compressé et plus supersonique. On s'est pris dans la tronche un paquets de slaves de 12.7-400 coups/minute ne dépassant pas les 120secondes, toutes ponctuées de fuck, fuck and encore fuck ! Parfois quelques shits venaient en rime. Bien sûr, après avoir encaissé le premier choc, Jack Daniels et ses copains furent vite pris dans ces décharges furieuses passant du sol au plafond et vive versa (bien que le sol soit l'endroit le plus souvent fréquenté...). Un grand moment dépassant toutes nos espérances, les RENE SG font vraiment dans le violent. J'avais été prévenu par Nico que c'était de l'énergie pure mais je suis comme saint Thomas, je crois que ce que j'ai vu ! Et bien, j'en ai pris plein la tronche.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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