STTELLLA - LULU - 13 à TABLE

festival RestoRock, Le Splendid,
le 1er avril 2004


J'aime bien les éléphants, phants phants éléphants ! Et bien en ce moment on est servi ! Chirac nous en gave avec son gouvernement Raff III - OVERDOSE - et à gauche, ce n'est pas mieux, tous les mammouths se sont placés en se battant d'ailleurs, dans les Régions et les Départements. Tous ces éléphants sont contents, tents tents contents et tous sont tranquille trois ansau moins . En fait, en parlant d'éléphants, je ne fais pas allusion à ces (censuré), mais ceux sortis des élucubrations de Jean-Luc FONCK, l'âme de STTELLLA, nom d'une star mousseuse qui multiplie ses T et ses L plus on la caresse. Le temps d'une soirée, il (elle) avait planté son synthé et son micro à Lille.

19h00, les portes du Splendid sont toujours fermées et on commence à se les peler sec ! Dans la queue, un Jean-Luc FONCK taille des tartines avec les gens qui attendent. Au fil des brides de conversation qui suivent le vent, j'apprend que le père FONCK attaque dès 20H00, la tête d'affiche en première partie ! Fallait oser ! Les portes s'ouvrent enfin, la salle se remplit et tel un Jean-Claude Pernod-Ricard, Jean-Luc FONCK alias STTELLLA ouvre la soirée en la détaillant précisément : d'abord, un grand film de cinéma expérimental tourné le jour même dans les rues de Lille, ensuite STTELLLA et tous ses amis, puis des vedettes en les personnes de LULU qui vient habilement compléter 13 à TABLE. Car 13 ça porte malheur, on le sait bien même si Mel Blood Gibson se complaît à nous le rappeler en rouge.

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Partis pour assister à un concert, nous voilà au cinéma pour suivre la promenade de Thérèse et Juliette, des vamps venues explorer et interroger le monde lillois sur des questions d'intérêt national : ce fut 30mm de rire avec une connerie à la minute mise en image avec les moyens du bord ! Pas de pause entre l'écran noir et le vert qui illumine la scène. Un grand Jean-Luc, tiré à 4 épingles prend possession de son synthé et démarre sec en présentant ses invités, tous issus du show biz. En entrée, les tartines reprises en chœur par un public visiblement affamé, un comble pour les organisateurs des RestoRock. Pour se rattraper, ces derniers ont envoyé en ambassade deux de leurs meilleurs agents, des "demoiselles" comme elles l'ont rappelé, vers un Jean-Luc STTELLLA tout émoustillé... Les danses peuvent commencer... Le public eut finalement beaucoup de peine à reprendre son souffle, tantôt il hurlait de rire, tantôt il s'époumonait accompagnant Jean-Luc STTELLLA en chœur. Et les paroles s'affichant à l'écran (avec de grossières erreurs d'ailleurs qui n'ont trompé personne) n'ont pas servi à grand chose lors du grand hymne à l'amour (Robert et Cathy). Même la juge (sans doute partiale) a du admettre que les SALOPES l'ont largement emporté sur les CONNARDS ! En final, le meilleur comme se plaisait à le dire le roi des planches ! Une version hard, à la gratte et synthé (sais tout faire, cet homme là) d'un Torremolinos dont on avait eu en prime, quelques chansons auparavant, une version un chouia électro. Pas de doute, la STTELLLA se savoure sans limite.

Après cette vague de talent, cette démonstration de virtuosité belge, place aux LULU qui font dans la chanson française à violon. C'est bien fait, les textes ont l'air de tenir la route sans tomber dans les apitoiements ou la désolation politique, la scène est bien occupée ne laissant pas de place à l'ennui visuel, la lumière habile plongeant la salle dans des ambiances feutrées à l'image d'un tableau de genre du XVIIIème s. et la musique accroche. Malgré tout, on reste dans un genre ultra exploré, défriché à un tel point que l'on peut se demander si chaque ville ou village de France ne possède pas son groupe de chanson française à violon ou à accordéon (comme le groupe qui suit LULU : 13 à TABLE). Ajoutez que ce n'est pas vraiment mon truc ce style là...

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13 à TABLE ! Ils vous préviennent d'emblée ces lascars, ils sont virtuellement 13 même si seulement 7 apparaissent sur scène. Préparez vos bières, ces 7 boivent comme 13 si l'on en croit le chanteur. 13 à TABLE font dans le même registre que LULU à la différence que le violon est remplacé par un accordéon. Les lumières sont différentes, finies les ambiances d'automne de LULU, mais globalement, l'esprit reste le même et la qualité est également présente. Mais on foule toujours les chemins tracés par les TETES RAIDES de LOUISE ATTAQUE. Dur de sortir de l'ornière régionale. J'ose l'écrire même si les fans peuvent être choqués, même si je leur souhaite. Au fait, pourquoi le chiffre 13 inscrit au bic rouge sur la main du violoncelliste ?

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Cette soirée fut sans conteste un succès. L'organisation est sans faille et l'on ne peut que souhaiter une bonne continuation à cette entreprise à but humanité-rock and roll des étudiants de l'IESEG. Ceconcert n'est qu'une petite partie de l'iceberg, tout le mois d'avril sera constellé de concerts se déroulant un peu partout. Une étoile en sortira peut-être ! Pourquoi pas LULU ou 13 à TABLE... Qui sait ?

Frédéric Loridant
avril 2004

Frédéric Loridant ©2004