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Le Grand Mix
Le Grand Mix, le 12 avril 2002


La nuit tombe sur la ville. Des silhouettes inquiétantes se pressent à l’entrée du Grand Mix. Des rugissements en sortent...

L’éclairage blafard projette des ombres fantastiques. De la scène montent des roulements sourds. Une panthère armée d’une basse s’avance et...

Les BËTES de SCENE attaquent. Mon rythme cardiaque monte à 120. Des rythmes fous roulent sans fin et une voix tantôt féminine et langoureuse, tantôt rauque comme un feulement, les habille. La chaleur monte, la salle commence à sentir le fauve. A la batterie, une bête, la BËTE, frappe ; à la basse, une chatte ocellée toutes griffes dehors, marque son territoire à grands coups de riffs rageurs.

Les BËTES de SCENE vont puiser leur musique dans les profondeurs des origines du métal, celui dont la paternité est revendiquée par LEMMY, le tout saucé aux STRANGLERS et autres nerveux. Dévorant les classiques à l'AC/DC, ils défoncent à eux deux, les classiques avec un plaisir évident, quasi orgasmique en leur donnant un côté décadent attirant. Arno le batteur est monstrueux, Eve la bassiste est fascinante. Quelle puissance dans cette frêle silhouette. Et non content de remettre en question les standards, ils se plaisent en rappel à jouer un titre qui a tout d'un single ! A grands coups de grosse caisse et de cordes pincées, les BËTES de SCENE, ont en temps record, coloré la grise jungle urbaine, la transformant en terrain de jeux pour les STUPEFLIP.

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Plongé nu dans cette ambiance tropicale, le public était encore assommé par ces attaques répétées, quand surgirent du néant, les STUPEFLIP sur des rythmes endiablés. Sac sur la tête, sceptre à tête de singe, odeur de BËTES de SCENE qui s'échappe du public, tout suinte la jungle ! En trois accords, le public saute dans tous les sens comme sous l'emprise d'amphé mais sans les effets dévastateurs. Les STUPEFLIP ne se contentent plus de ne plus fumer de shit, les STUPUFLIP vont au-delà, la balaient en deux coup de gratte, en deux coups de patte comme s'ils voulaient s'en purifier.

Franchement métal avec des guitares saturées à la limite du crados, les STUPEFLIP n'ont pas arrêter de jouer avec les nerfs du public, le provoquant et l'envoûtant avec ses beat presque vaudous. Les guitares hérissaient le poil, les singeries de l'homme au sceptre focalisaient le regard quand il n'était pas aspiré par le chanteur au tee-shirt vengeur, le grand maître de la troupe, pendant que Cadillac arpentait en long et en large la scène haranguant de ses postures, un public entièrement acquis à la cause STUPEFLIP. Les STUPEFLIP sont les maîtres de la jungle urbaine. Ils jouent avec les nerfs passant d'un genre à l'autre, du reggae-isant « j'fume pu de shit" au rock garage à la PRESIDENT of USA , "Carry On" en passant évidemment par le rap fou "STUPEFLIP". Les STUPEFLIP aiment les monstres ou les épouvantails, épouvantables vengeurs, détestent la connerie, la hiérarchie et Europe 2. Les STUPEFLIP ce soir, ont sans doute énervé certains par leurs débordements, en ont ravi beaucoup d'autres avec leurs chansons et leur gros son. Les STUPEFLIP attirent, dérangent ou font peur, mais les STUPEFLIP ne laissent pas indifférents. Leur CD (ne dépassant pas 15€) est à se procurer d'urgence pour faire hurler ses parents, sa femme ou ses voisins mais surtout pour STUPEFLIPER en rythme et sans limite.

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Frédéric Loridant
avril 2003

Frédéric Loridant ©2003