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à
Lille, La Malterie
le 20 mars 2003.

SUBWAY dans le monde underground de la Malterie, ce haut lieu de la culture artistique lillois ! Il ne fallait pas manquer ça, surtout qu’il s'agissait d'un show-case réunissant entre autres le gratin branché venu découvrir le nouvel album fraîchement sorti le 18 mars. En fait, personne ne l'a vu à la Malterie, Mercury-Univ€rsal préférant sans doute, en réserver la primeur aux circuits de distribution officiels (c'est la même chose pour SUPERBUS , un autre poulain Mercury-Univ€rsal. Dommage, car certains, sous l'effet euphorisant des concerts, auraient claqué sans problème les 15€ donnant accès à la galette de plastique avec peut-être en prime, une ou plusieurs signatures des stars.

Marketing oblige, un numéro spécial du fanzine Le Why était gracieusement distribué. Tiré en couleur sur un papier luxueux, ce numéro spécial du bulletin d'info sur le groupe SUBWAY daté de janvier 2003, présente en long et en large le groupe, sa vie, son histoire, les chansons préférées, les bouquins, des impressions sur l'enregistrement du dernier album avec des interviewes en english non traduites, leurs sorties bruxelloises et le pass NOIR DESIR etc etc etc… Qu'est ce donc cette littérature de groupies et midinettes dans laquelle on s'attend plutôt à vivre en long et en large les bonheurs ou les malheurs de Jenifer ou Steevy ? Et on a beau chercher même dans les petit caractères, pas une ligne sur leur musique en dehors du fait qu'elles ont été à leur début influencées par NIRVANA, LED ZEP et surtout JANIS JOPLIN, leur gourou ! ! ! !  Drôle de promo pour un groupe de sauvageonnes empreintes de grunge.

Venues du pays de la bête du Gévaudan, le lointain 4-8, elles sont quatre à fouler les tapis de la scène de la Malterie. Séverine, la chanteuse à la rythmique avait à sa gauche, Sarah à la guitare solo, à sa droite, l'efficace et belle Rachel à la basse et derrière elle, bien cachée dans la pénombre, Samantha, la batteuse, pas la sorcière bien aimée, éventuellement une de Salem. Le concert commence très fort. Pas de préchauffage, la puissance est là et la Malterie se remplit de riffs rageurs soutenus par une section rythmique très efficace et bien huilée. Pas de doute, elles ont de la bouteille, style orangina© car elles s'agitent de partout. Belle tenue de route en tout cas ! Elles collent à leur rock comme un chewing gum à une pompe.

Sur le plan musical, je dirai que SUBWAY est aux X-SYNDICATES ce que TELEPHONE fut aux STARSHOOTERS. L'influence d'une musique à la X-SYNDICATES me paraît évidente, mais elle se noie dans un style plus lisse, peut-être moins inquiétant pour les majors en s'inscrivant dans la mouvance (sans doute marketing) du moment comme SUPERBUS par exemple. C'est bien ficelé, voire trop bien fait et, pas assez nombreux furent les dérapages salutaires inondant le public de l'énergie et de la tension accumulées au fil des riffs, des descentes de basse ou des peaux bien frappées. D'ailleurs, la salle est restée assez passive et je doute fort que les SUBWAY se satisfassent de ces réactions limitées. Les ados bougent et trépignent avec SUPERBUS ; à leur image, les SUBWAY arriveront sûrement à faire bouger les 20/40 venus s'encanailler, délaissant pour certains, le DVD collector d'Amélie Poulain le temps d'une soirée.

Mais foi d'observateur impartial :-), avant 6 mois on reparlera des SUBWAY et j'espère les croquer à nouveau mais en couleur dans une grande salle.

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Frédéric Loridant
mars 2003
fred@photorock.com
Frédéric Loridant ©2003