Retour à photorock.com

Contacts


MAS K GAZ
LARSHUMA et les LARSHUMETTES
JONAZ et les SVINKELS


Lille,
L'Aéronef, le 1er décembre 2007

Une fois n'est pas coutume, l'Aéronef m'a emmené ce samedi 1er décembre vers la planète hip hop pour un concert des SVINKELS auquel je n'aurait même pas eu l'idée d'embarquer sans la présence en première partie du trappeur des forêts de l'Avesnois, LARSHUMA. Il était accompagné par ses LARSHUMETTES qui renvoient à la case départ les Clodettes et autres Marinettes du showbiz français. LARSHUMA n'assurait pas seul la première partie, MAS K GAZ, duo C02 et JONAZ qui ne suce pas comme son homonyme des glaces à l'eau en regardant la mer, l'accompagnaient.

L'apocalypse est pour bientôt, je suis arrivé pile poil au moment où les MAS K GAZ l'annonçait. D'ailleurs, prévoyant, ils ont mis au point un kit de survie destiné aux esthètes prévoyants... Et bien sûr, en esthète prévoyant, j'ai tenté d'aller y jeter un oeil mais c'était sans compter un Aéronef bien blindé rendant difficile les déplacements. D'autant plus que les MAS K GAZ, duo du type un gars, une fille, ont su maintenir l'attention. Certes, leur discours tient un peu du "sortez couvert" (d'un MAS K GAZ bien entendu) mais leur zique est assez positive pour ne pas nous plonger dans la déprime hivernale ambiante de l'an 1 de l'ére Sarko. Et comme ce n'est pas prêt de changer, le kit de survie estampillé MAS K GAZ peut aider.

Cliquer sur l'image - click on the pic

MAS K GAZ MAS K GAZ MAS K GAZ MAS K GAZ MAS K GAZ

Après le duo masqué, place à LARSHUMA et ses LARSHUMETTES ! Le trappeur de la DDE de Fourmies est passé à la vitesse supérieure. Les grandes scènes s'ouvrent à lui et diantre, il sait occuper l'espace ! Avec en plus de charmantes LARSHUMETTES qui donnent à son set une dimension qui captive sans problème l'assistance, surtout les mâles... J'en suis d'ailleurs toujours à scruter les photos pour deviner laquelle a servi de modèle pour le back du tee shirt LARSHUMA ! On est loin de Cambrai où il hiphopait seul dans son coin sous la lumière des néons... On trouve même aujourd'hui, de chaque côté de la scène, deux colosses veillant ! Ce soir, on est face à un show bien mûr et bien mené, se basant sur un décor et des performances d'une violence et d'un érotisme à peine contenu. Et ne se limitant pas à meubler ou à servir de support visuel au hiphopeur, les LARSHUMETTES ont apporté une esthétique inattendue au hip hop de notre LARSHUMA, un côté punk qui gagnerait peut-être à être accentué par des tronçonneuses à six cordes.

Cliquer sur l'image - click on the pic

LARSHUMA et les LARSHUMETTES LARSHUMA et les LARSHUMETTES LARSHUMA et les LARSHUMETTES LARSHUMA et les LARSHUMETTES LARSHUMA et les LARSHUMETTES

La suite fut tout en rouge ou presque avec l'arrivée d'un diable au verbe facile déclamé sur une musique électronique un peu trop linéaire à mon goût. Mais que de surprises dans les paroles. Savoureuses comme dans JONAZ, première partie où il doit être un peu drôle ce qui lui fout les boules ou plus graves comme Connaissez vous quelqu'un qui a voté sarko ? Lui non, moi oui... - sans commentaire - Au premier abord, j'étais enclin à penser qu'après quelques clichés, l'affaire était faite et que j'allais vaquer au bar. Et bien non, il est attachant ce JONAZ avec ses textes tordant le cou à sa musique car, ce sont bien les textes qui font JONAZ, la zique n'en étant qu'un support. Tant pis pour mon verre tout en étant surpris d'être resté, assis, face à cet ifrit rouge qui fait bien de rappeler que juste en face de Marseille, Ben Ali, ce djinn maléfique qui confisque toujours la liberté aux tunisiens.

Cliquer sur l'image - click on the pic

JONAZ JONAZ JONAZ JONAZ

Voilà enfin les SVINKELS tant attendu par un public bien chauffé. Je n'y connais absolument rien en hip hop blanc. Trois chanteurs qui s'interpellent et un DJ qui balance la sauce qui ont foutu le feu dans les quelques 1200 aficionados présents. Néanmoins, j'en suis resté un peu sur ma faim, je m'attendais à quelque chose de plus violent et ce n'est que quand les riffs de Walk this Way d'AEROSMITH (arrivés là grace aux Run DMC car je doute que les SVINKELS se passent en boucle les premiers skeuds des bostoniens) que je me suis senti dans le concert. Avis personnel qui n'était absolument pas celui du public ! Et tant mieux pour les SVINKELS. Et comme j'ai quelques bonnes images, quelque part, ils m'ont marqué.

Cliquer sur l'image - click on the pic

SVINKELS SVINKELS SVINKELS SVINKELS SVINKELS




Frédéric Loridant / Photorock.com 2007