The GRAFT
Mouscron, le El Bar, le 12 mars 2005

BAM [dans ta gueule] - The GRAFT
Lille, La Rumeur, le 18 mars 2005


The GRAFT au El Bar à Mouscron, 20h00. Voilà l'info... Pour le reste, démerdez vous ! J'avais bien capté la veille qu'il était question d'un bar branché sur une radio et que ça se trouvait rue trucmachin, rue que j'arpentais en long et en large à 20h00 le jour fatidique. L'underground, c'est bien mais c'est mieux quand on le trouve... Même le cuistot de la frituur (en vlams s'il vous plaît) du coin ne savait pas que le El Bar existait... Putain elle s'annonçait bien la soirée jusqu'à ce que... je capte deux punks qui traînaient avec une bière en face d'une porte tout ce qu'il y a de plus banal. J'avais enfin trouvé le El Bar et The GRAFT était annoncé. Tout comme le vendredi suivant où ce groupe partageait l'affiche avec BAM [dans ta gueule] à la Rumeur. Je savais où c'était !

Le El Bar possède un bar, c'est sûr. Par contre une scène, ça l'est moins. The GRAFT jouait en troisième position après KAFKA, XXXX et YYYY, les deux premiers étant tombés dans The CURE petits sans en en tirer toutefois la quintessence et avant un dernier. Mais fatigué, à demi malade, vidé par les vampires The GRAFT, j'étais pressé d'aller copuler avec Morphée ! Bref si vous me suivez, je n'ai vu que The GRAFT et le déplacement valait le coup. L'ambiance était franchement au jaune virant parfois à l'orange quand on plissait les yeux et c'est dans un espace minuscule que les 5 membres du groupe s'entassèrent. Margot toujours sorcière au regard pacahontas. Pas celle de Walt Disney, ni la branque qui a favorisé les anglais mais l'impénétrable qui ne se gêna pas pour faire pénétrer sa voix au plus profond des cerveaux de mecs qui s'entassaient au pied d'une scène transformée en un sanctuaire où des diables s'activaient. Sans transition, le public passa de l'état CURE léthargique aux transes dignes d'un sabbat. L'ambiance jaune devînt grisâtre, la magie noire de Margot et de ses démons faisait effet. Les incantations s'enchaînaient et ne semblaient plus s'arrêter. Mais tout rituel a une fin, même les plus démoniaques.

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La semaine suivante, avec BAM [dans ta gueule]est un quatuor devenu trio suite à la disparition inexpliquée du lead guitar après un coup de fil de sa part demandant : " c'est où l'Urban ? ". Cette band of Gypsys ne fait pas dans du Jimmy. Avec BAM, on tombe dans l'electric ladyland. Les deux soeurs Rose, de véritables machine gun encadrant un bassiste qui fait ronfler sa basse en guise de défense à défaut de pouvoir s'enfuir ... Tout comme le public d'ailleurs qui avait sans doute envie de prendre une overdose de rose. A l'inverse, leur rock and roll n'est pas toujours rose, BAM [dans ta gueule] ne fait pas dans le chamallow. Le trio punkrockise méchamment dans un esprit allant des STOOGES aux DISTILLERS, leurs deux reprises de ces groupes donnent le ton général du set. Punk rock et rose font bon ménage, ça a fait BAM [dans ta gueule] pour plus d'un dans le public et preuve de la réussite, le bar était vide au dessus.

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Après la vague rose, place à la noirceur rouge de The GRAFT. Noirceur car Margot la Voix se dissimulait dans la pénombre laissant ses quatre comparses s'exploser à la lumière rouge feu, mais un rouge feu noyé dans les fumées rose du vaporeux BAM [dans ta gueule]. Ce soir, la sorcière faisait corps avec le public mélangeant ses cris et hurlements démoniaques aux râles des mâles et femelles présents. La greffe a pris de suite, les incantations de Margot alliées aux sons stridents venus des grattes envoûtaient. The GRAFT vous embarque dans son hell trip sans qu'on se pose de question et ils y arrivent même dans un espace scénique limité qu'il soit jaune ou rouge, preuve de leur grande magie. La cave de la Rumeur devenue gothique s'emplit alors des cris des damnés qui transpiraient à travers la musique et la Voix d'outre monde de Margot Mais ce voyage ne dura qu'un temps car à 23h00 sonne le couvre feu... Cendrillon avait eu droit à une heure de plus. Allez il est temps de rejoindre ma citrouille.

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Frédéric Loridant
mars 2005

Frédéric Loridant ©2005