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The LAST WANTED - The HATE PINKS


Lille,
le Rêve d'Herbert, le 25 novembre 2007

Sarko est en Chine, des banlieues s'affolent, des flics en prennent pour une fois plein la gueule (c'est plus facile de taper des lycéens que des mômes de cités), noël approche et le pouvoir d'achat baisse, tout augmente. Bref, on vit une époque formidable. Et non, tout n'est pas noir, au Rêve d'Herbert, l'entrée est toujours de 5euros et les affiches toujours à la hauteur et avec en prime, un peu rose ce dimanche soir. Des belges, The LAST WANTED (mais la Belgique existe elle encore ?) francophones et des marseillais The HATE PINKS (francophones aussi) se partageaient les planches dans une salle pas trop remplie mais bien chaude. Eh public, rien a augmenté au Rêve d'Herbert, ni les bières, ni l'entrée, ne crains rien, tu aurais pu éviter le cinétf1 du dimanche soir et t'éclater sur le lit de Malik.

Honneur aux belges ! A défaut de gouvernement, ils ont des keupons nos voisins, des keupons d'Arlon ou du coin si je ne m'abuse. Ils ont la niaque nos belges et baignent dans un punk hardcore qu'ils retranscrivent ou plutôt crachent sur scène avec un côté "so british" qu'on croirait avoir à faire à des gentlemens ! Une voix bien râpée, une batterie hargneuse et des guitares bien tranchantes, rien de tel pour commencer une bonne soirée.

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The HATE PINKS ! Un grand échalas, deux gratteux montés sur ressort et un batteur burineur venant du grand sud et nous balançant des palanquées de skeuds aussi longs qu'un assoiffé siffle une anisette. Le chanteur se contorsionne, saute, enchaîne sans répit des morceaux aux accents punk anglais mais ramonés à la marseillaise ! On se prend dans la tronche la canebière en pleine gueule un soir où l'OM gagne et non content de nous assommer, le moindre sac plastique était l'occasion de se le foutre sur la tête un peu comme les masos en attente d'un orgasme plus fort. Des vrais anglais ces marseillais. Et non content de s'étouffer volontairement, ses potes y ont eu droit aussi, le batteur a failli crever, il en est sorti aussi rouge qu'un Marius après 15 verres au bar de la Marine ! Plus tard, une vieille couverture prouva qu'on pouvait chanter sous une burka... Côté basse, c'est plus sérieux ! Du rockeur qui saute avec l'idée de gratter un peu le plafond avec ses dreds en érection ; à l'opposé, la six cordes sautillait comme Zébulon ou sautait les jambes écartées, sans jamais faire le grand écart cependant. Mais toute bonne anisette à une fin, et pour la dernière goutte rien de tel que de s'envoyer en l'air sur un sommier qui traînait là. Bras, jambes, tête, verres de bière renversés agglutinés au chanteur sonnèrent la fin de la partie. De toute façon, la batterie avait explosé ! En définitive, en ces temps difficiles, un petit air du Cours Lieutaud a du bon.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2007