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DIG BASTARD - BAM [dtg] - The SHOCKER

666 Wild Club,
Lomme, le 25 juin 2006



Le ciel est bas, l'air est lourd, il bruine. Atteindre le 666 Wild Club demande de traverser une bonne centaine de mètres de garages puis un terrain un peu vague pour enfin arriver à un cube, un ex frigo industriel d'où sortent en sourdine des rythmes sauvages. It's a longway to the top (if you wanna rock 'n' roll) clamait Bon Scott. Ce refrain immortel prend ici tout son sens. Le déplacement valait vraiment le coup car ce 25 juin, DIG BASTARD, BAM [dtg] et The SHOCKER ont transformé l'ex-frigo en un four à pyrolyse. Il fallait le voir pour le croire. Et agissant comme saint Thomas (vous savez celui qui mis ses doigts dans les trous de clous pour voir si c'était vrai), je peux affirmer que le 666 Wild Club a gagné ses lettres de noblesse et est bien parti pour devenir aussi mythique que le feu Urban Chaos. Et je n'ai pas eu besoin de mettre mes doigts dans les trous.

DIG BASTARD est déjà sur scène quand je pousse la porte. Il y a du monde, pas le temps de déposer mon écot, ce sera pour après, je file directement vers la scène (il y a au moins dix mètres à faire) et je me cale bien aux pieds des DIG BASTARD. Le groupe est exclusivement féminin et toutes ont déjà un lourd passé de rock and roll punk dans divers groupes comme ASHTONES, les FOURMIS DELTA ou les CORONS PUENT....). Pour leur second concert, ce riot girl se débrouille plutôt bien. Elles tapent dans un punk hardcore à deux chanteuses qui n'ont rien à envier aux équivalents masculins. La pêche est là, les riffs tranchent net et basse/batterie/rythmique font place nette pour laisser de l'espace aux deux chanteuses qui savent en profiter... Le set est court et se limite à leurs compos. Mais cerise sur le gâteau, le titre éponyme repris en rappel pour me faire plaisir... Ce sont des choses qui ne se ratent pas.

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DIG BASTARD DIG BASTARD DIG BASTARD DIG BASTARD DIG BASTARD

Il y a sans doute bien longtemps que le 666 Wild Club a perdu son titre de chambre froide ! Il y règne une température caniculaire et mon beau tee-shirt disco est trempé s'ornant de belles traces blanchâtres qui viennent souligner le logo des CRY BABY. Elles sont la marque des DIG BASTARD et maintenant je ne doute pas que BAM [dtg] auréole aussi mon tee-shirt. Marie Rose a sorti son boa, Julie Rose son chapeau et le Néric, rien du tout en dehors de sa basse. C'est fou ce que BAM [dtg] a changé en peu de temps. Leurs compos anciennes et nouvelles, les reprises (The DISTILLERS, les RAMONES) ont gagné en puissance notamment avec une basse plus agressive et une voix plus dure. Le trio fonctionne parfaitement, il ne reste qu'à retranscrire sur galette leur énergie. L'attente ne devrait pas être trop longue selon certaines sources.

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BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg]

Après les locaux, place à la tête d'affiche, The SHOCKER from LA et on peut être surpris que le groupe se produise dans ce club underground. La présence de la bassiste des L7 et la renommée du groupe dans le milieu (ou vice-versa) laissaient envisager un passage dans une salle ayant pignon sur rue et ce n'est pas ce qui manque à Lille. Tant mieux pour le 666 Wild Club, tant pis pour les autres. Avec The SHOCKER, ce club a bien justifié son nom. On devine dans ce groupe une belle machine de scène qui n'a pas froid aux yeux et malgré la présence d'une guitariste tout neuf encore en phase d'apprentissage (qu'ils ont dit car personne n'a rien vu), on sent que la bête est bien rodée. Trois mecs, deux filles et tous bougent dans tous les sens. La chanteuse a marqué par ses approches les premiers rangs du public se jetant même dans les bras de Fred 666, la bassiste s'éclatait avec le gratteux, l'autre compère à la 6 cordes envoyait des solos courts et mortels tandis que le batteur jouait la tête entre les fûts sans doute pour mieux entendre ses frappes. The SHOCKER donnent dans un punk ricain aux refrains qui tuent, de la famille de ceux qui entrent dans la tête et qui ne veulent plus en sortir. On entre dans The SHOCKER pour ne le quitter qu'à la fin du concert et les hurlements sauvages du public qui en redemandait une fois les dernières notes tombées en disaient long sur la qualité du groupe. Mon seul regret fut d'avoir un porte monnaie vide, je serais bien reparti avec un souvenir sonique...

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The SHOCKER The SHOCKER The SHOCKER The SHOCKER The SHOCKER

Frédéric Loridant / Photorock - juillet 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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