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LIPSTICK VIBRATORS - The VIBRATORS

Wattrelos,
La Boîte à Musiques, le 18 avril 2010

The VIBRATORS à la Boîte à Musiques, voilà une date qui ne devait pas se rater, eux qui sont plutôt habitués à traîner quand ils viennent sur le continent du côté de Lillers. Certes, ils ne sont plus tout jeunes, ils ont connu la folie londonienne de la fin des seventies mais leurs skeuds ont gardé la fraicheur d'une jouvencelle allant à une surprise partie, aux lèvres bien chargées en rouge pour attirer les mâles qui la feront vibrer. Et ça tombait bien, ce sont les parisiens des LIPSTICK VIBRATORS qui ouvraient la soirée.

Les vibros se démocratisent. Il y a le canard de Sonya Rykiel© (pas terrible paraît-il), les œufs frémissants télécommandés, le We Wibe© râpant, le glaçon vibrant, les phallus écolo à manivelle ou le Rabbit Happy duo©, mais le rouge à lèvres à sensations, je ne connaissais pas. Ça rentre facilement partout, ça arrive à se faire oublier, mais quand ça se met en branle, les résultats sont là. Je ne pensais d'ailleurs pas que les rouges à lèvres donnaient autant de résultats et même aux mecs. Eh bien maintenant, je sais, les LIPSTICK VIBRATORS, c'est de la boule de geisha. Je ne sais pas si l'effet vient du fait que la jolie Cox Tornado frotte avec vigueur le manche de la basse. Le Dandy Pumpkin, le chanteur qui donne une metal touch aux vibrations ou Matt the Crusher et par la même the drummer, qui n'arrive pas à tenir en place sur son fauteuil vibrant, y sont peut-être aussi pour quelque chose... Mais... A moins que ce ne soit le résultat des giclées lancées par les maîtres des 6 cordes, Mickey Dildo, et Tom Idle. Deux jours après, je n'en sais toujours rien mais ensemble, les LIPSTICK VIBRATORS avec leur punk garage bien musclé qui fouette le vécu, laisse des traces difficiles à effacer. Il faut dire que le pedigree de ces esthètes vaut le détour. Il y a du SPERMICIDE, du DEFENESTRORS, du MAXIMUM KOUETTE, de La FRACTION et du SENS INTERDIT dans tout ça. Le mélange est hot pour ne pas dire détonnant et hautement recommandable. En tout cas, j'en reprendrai bien un coup de rouge à lèvres vibrant.

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Après cette mise en bouche, place aux VIBRATORS en version trio cette fois ci avec Knox, Eddie et Pete (les 2 premiers faisant partie de la formation de 1976 !). Fait nouveau par rapport à Lillers en décembre 2009, Knox a repris du poil de la bête et a fait de nouveau vibrer sa guitare. Sans crier gare, ils attaquent fort, balançant leur tubes à toute vitesse, ralentissant à entre les titres, nous demandant de chanter pour Baby Baby, et revenant pour des rappels non prévus sur la set list pour terminer sur leur Yeah Yeah Yeah communicatif. Un grand concert, une moment folie très actuelle et pourtant toute droit sorti de la fin des seventies. Pour preuve, les pogos endiablés toujours à deux doigts du décrochage qui ont secoué un public pas assez nombreux malheureusement (et dire que j'en connais qui ont préféré des punks à roulettes...) et surtout des morceaux qui s'accrochent à vous comme une jolie fille qui vous prend pour un rouge à lèvres vibrant. Rien que du plaisir... Pas de doute, le punk rock, The VIBRATORS l'ont dans le sang. Ils ne savent peut-être faire que cela, mais qu'est ce qu'ils le font bien de revoir ces vétérans qui sont peut-être des troops of yesterday mais surtout des troops of tomorrow, fut un moment d'une rare intensité.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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