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HAAARGN - LOSKIT
TAGADA JONES


Festival Tour de Chauffe,
Villeneuve d'Ascq, Ferme d'en Haut, 15 novembre 2007

Une salle noyée dans la fumée, des ombres qui se balancent sur des rythmes fous, des lueurs saccadées, tantôt éblouissantes, tantôt blafardes. On baignait en pleine cérémonie shamanique, dans un culte mystérieux destiné à faire surgir des divinités infernales. Elles avaient pour nom HAAARGN, LOSKIT et TAGADA JONES. Les fidèles n'ont pas été déçus, pour être infernales, elles l'étaient ! Leur magie ? Des vagues continues de décibels envahissant sans relâche et en ordre les moindres coins du sanctuaire, s'imprégnant dans toutes les pores des adeptes présents.

AAARGH !. Voilà pour l'ambiance générale, Il faut chausser des lunettes antibrouillard pour y voir quelque chose... Et dans la fumée, les premiers à apparaître pour lancer le Tour de Chauffe furent les HAAARGN, pas AAARGH, HAAARGN, on se croirait dans Sacré Graal des Monty Python. Pas de préliminaire, HAAARGN nous plongea directement dans un magma brûlant métalcore avec en prime un chanteur tenant du pantin désarticulé branché sur du 380 ou encore perché sur les retours, les pieds transformés en serres. Et en face, des sarabandes transpercées par des cris d'effraies, s'étaient lancées.

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HAAARGHN HAAARGHN HAAARGHN HAAARGHN HAAARGHN

Après cette entrée dans le sacrifice, un plage plus calme, avec les LOSKIT. Ils commencent doucement et assez finement pour comprendre qu'ils n'ont seulement été nourris au métal bourrin. C'est même assez osé à la gratte. Voilà pour l'émo. Et tout s'accélère, le chanteur hurle, les grattes s'emballent, la batterie et la basse martèlent. Voilà pour le core. Avec LOSKIT, on passe du mysticisme au brutal peut être de façon trop systématique ce qui enlève un peu de surprise, mais pas de doute, les LOSKIT on la foi.

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LOSKIT LOSKIT LOSKIT LOSKIT LOSKIT

Les voilà enfin les grands prêtres haribo. Le fond de l'air était rempli d'un brouillard couleur fraise cotonneux. Les incantations, les fumigations, l'odeur de bière et de sueur ont porté leur fruit. Les TAGADA JONES étaient enfin là, en chair et en os avec comme seul mot d'ordre : pas de quartier, avec en face, un public tout à fait réceptif à ce slogan. La suite se comprend vite : un avalanche de sermons plus puissants les uns que les autres tranchés par les invectives d'un TAGADA chanteur provoquant une émeute dans les premiers rangs. A l'image des BURNING HEADS (voir la gratte du bassiste), les TAGADA JONES sont un putain de groupe de scène à en réveiller les morts. Plus fort que Jesus !

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TAGADA JONES TAGADA JONES TAGADA JONES TAGADA JONES TAGADA JONES




Frédéric Loridant / Photorock.com 2007