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The UNSEEN - NO FLAG


Dunkerque,
Les 4 Ecluses, le 10 avril 2009

Bon c'était le vendredi saint. Bon le dessin sur mon tee shirt avait 2 jours d'avance vu que Jesus fuyait la croix sur une moto comme le mollah Omar. Vendredi saint ou pas, il ne fallait pas rater le passage d'UNSEEN qui ne pouvait s'annoncer que tumultueux, parole d'évangiles. Et faire pénitence dans une machine à laver bloquée sur essorage ne pouvait que laver tous les péchés sauf celui des odeurs fortes. Je soupçonne à ce propos une poussée d'hormones chez un ado coiffé à la POPPYS , collé à la tribu crêtée qui s'accrochait coûte que coûte à la scène... plus près de toi UNSEEN, plus près de toi... Et pour annoncer la bonne parole, NO FLAG n'a pas attendu que le coq chante trois fois, il a attaqué très vite, trop vite peut-être.

NO FLAG ! Logique, le vendredi saint, les drapeaux de l'église sont en berne mais je doute que Mika et sa bande de métallos-hardcoreux se doutaient qu'on était le vendredi saint ! Au chant de la première mouette (il n'y a pas de coq à la mer), NO FLAG lança ses grappins mais... Le monde est dehors, bavassant, picolant ou fumant sous les derniers rayons de soleil de Dunkerque. Et pourtant NO FLAG frappe fort et nul doute que les gens étaient venus pour cela. La puissance est avec eux. Sur les côtés, les deux guitares sont là, qui ne ratent rien sous leur tir croisé. Au fond le moteur, la basse et la batterie en surégime ; le diesel poussif est pour les autres, ça cogne vite et fort, ça joue en zone rouge et au milieu de tout ça, le capitaine, qui conduit tout son monde à coups de beuglements et de hurlements. Peu à peu, les packs et les barriques se sont vidées, les paquets se sont fumés, la salle s'est remplie, une nuée de crêtes arriva au pied de la scène secouant les perfs cloutés sur le hardcore musclé craché par les enceintes. NO FLAG a gagné !

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NO FLAG NO FLAG NO FLAG NO FLAG

On se presse au pied de la dunette. Une rangée de crêtes, le Poppys et derrière un pack compact prêt à en découdre. Les UNSEEN arrivent enfin, nous balancent une paire de skeuds destinés à régler un son parfois approximatif, caisse claire trop forte, voix sous mixée. La vitesse de croisière est vite atteinte. Social Damage met tout le mode d'accord, on hurle tous en choeur sans savoir si le voisin connaît vraiment les paroles ou gerbe du yaourt... On s'en fout, on gueule, Yahhhh will you be free Yaahhhh, on miaule les solos de gratte, derrière, les pogoteurs combattent... Les UNSEEN brandissent haut l'étendard du punk-hardcore, le chanteur baigne dans le premier rang, se frottant dans les crêtes, échangeant des regards avec des fidèles qui le considèrent comme le sauveur. Les hardcoreux de Boston sont rapides, très rapides à tel point qu'on s'est retrouvé sans s'en rendre compte au rappel, à s'époumoner sur Paint it Black, les oreilles de Jagger ont du siffler...

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The UNSEEN The UNSEEN The UNSEEN The UNSEEN




Frédéric Loridant / Photorock.com 2009