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ASHTONES
Walter LURE (Heartbreakers)


Lille,
Le Rêve d'Herbert, le 11 avril 2007

La vie nocturne réserve toujours des surprises et si j'avais su en 1977 que j'allais pouvoir assister 30 ans après à un concert du guitariste des HEARTBREAKERS, Walter LURE, j'aurais mis cela sur le compte d'un excès de jeanlain, la bière abordable à l'époque, tant la production new yorkaise de la fin des seventies paraissait immensément loin de Lille et environ. Et surtout elle nous arrivait au compte goutte dans les boums entre deux LED ZEP ou DEEP PURPLE. Et bien, ce qui n'était même pas un rêve est devenu réalité ce 11 avril 2007 au Rêve d'Herbert. Même si Walter LURE est le survivant de cette bande qui appartient aux précurseurs, aux fondateurs, à cette blank generation qui créa le punk, les HEARTBREAKERS et que 30 ans nous séparent de L.A.M.F. , les Born to Lose, Pirate Love ou Chinese Rock n'ont pas pris une ride et les productions actuelles ont à leur envier une telle longévité. Et pour annoncer cette pulsation d'énergie, cette éternelle jeunesse, rien de tel que le meilleur groupe de la scène new yorkaise lilloise, les ASHTONES, remplaçant au pied levé des fantomatiques THUNDERS perdus dans le paradis des rockeurs.

Et les ASHTONES se devaient d'être à la hauteur. La dernière fois où je les avais croisés, Destroy était encore un tout jeune guitariste et Francis s'attelait à la dure place de lead guitar. Depuis, un paquet de dates chez les teutons et ailleurs et on retrouve un ASHTONES au mieux de sa forme. Le groupe est plus homogène et musicalement, la rythmique d'enfer imposée par Destroy sur laquelle le lead guitar balance ses soli, donne un putain de punch ! Et n'allait pas croire qu'ASHTONES se réduit maintenant aux gratteux, détrompez vous, les autres donnent autant la trique. Quant à Gé, il orchestre tout son monde, se démenant jusqu'à épuisement. Bon, il a refusé de faire plus d'un morceau en rappel mais le I need choisi voulait tout dire. Walter LURE, à ton tour.

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L'homme au chapeau et à la Les Paul (de luxe) sans doute certifiée d'époque a toujours la dégaine un peu saccadée comme au temps de la révolution sonique new yorkaise avec en prime des cheveux gris. Le répertoire, on pouvait s'en douter, emprunta beaucoup au groupe de Johnny Thunders et Jerry Nolan. Aux titres déjà annoncés, une bonne partie de Like A Mother Fucker l'unique et ultime oeuvre des HEARTBREAKERS, fut joué. Et pour nous replonger dans ces morceaux devenus mythiques, Walter LURE s'est accompagné d'un groupe belge dont les membres ont appris à écrire des tablatures avant même de savoir écrire ! Je ne sais pas comment s'est faite la jonction Mouscron / New York, mais son choix fut excellent. Le guitariste des HEARTBREAKERS et son belgo rock and roll band nous ont offert une très grande leçon de rock and roll furieux ou de punk rock new yorkais (le seul, le vrai dixit C.... le twister) interrompu il est vrai par un blues qui dénota absolument pas dans le set. Pas de doute, Johnny THUNDERS and the HEARTBREAKERS ont marqué l'histoire du rock and roll et leurs nimbes sont encore furieusement présentes aujourd'hui. A se demander à qui s'adressait leur Born to Lose !

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Walter LURE Walter LURE Walter LURE Walter LURE Walter LURE




Frédéric Loridant / Photorock.com 2007