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WAYFARER
Lille, Le Bloom's, le 24 février 2007
La lecture de la set-list donnait le ton. On allait se balader entre 68 et 73 sauf exception, dans tous ces morceaux qui formaient la base d'une bonne boum de hard au milieu des années 70. C'était un sacré retour en arrière que proposaient WAYFARER, un vrai voyage dans le temps, dans ce rock qui a façonné toute une génération et qui, osons le dire, est tout ce que l'on veut sauf has-been. Et ça fait d'autant plus de bien qu'il s'agit de morceaux pour la plupart trop profondémment enfouis dans la mémoire pour se retrouver dans mon mange disque car depuis il y en a des bières qui ont coulées...
Le mail me disait 22h00 et à 22h02, j'étais au Bloom's, café d'apparence lounge et bien sage qui cache une cave remplie de banquettes accueillantes et une scène éclairée ! J'insiste sur l'heure car le concert était déjà commencé et bien entendu, j'ai raté l'excellent Faith Hailer d'ALEX HARVEY (et sa bande). Ils ne sont plus tout jeune les WAYFARER (facile de deviner à quelle décade ils appartiennent vu qu'ils ont du se trémousser sur cette zique au milieu des seventies) mais de là à jouer à l'heure de l'apéro... J'exagère un peu, pour une fois qu'un concert commence à l'heure... Ça me rappelle d'ailleurs un concert de ZZ TOP, si je ne me trompe pas, qui avait commencé alors que les gens faisaient encore la queue dehors. Les WAYFARER ne se sont d'ailleurs pas privés d'en jouer avec un La Grange toujours aussi efficace. Mais le trio ne se contente pas de ce rock sudiste, ils osent du AEROSMITH, du LED ZEP, du HENDRIX... tout en précisant que leur gratteux n'a rien d'un manchot ! Et c'est là que l'on peut comprendre la haine des keupons pour les solos virtuoses car il en a profité pour astiquer le manche. A deux doigts de l'orgasme, il était, Ouh Oui Ouh Ouille Youyou qu'il criait sur du FOCUS. Pas mal, on sent l'expérience, le vécu et les hormones. L'âge aidant, la pause (pipi ?) s'est imposée. Il faut dire que toute l'eau qu'ils s'enfilaient (il n'y a pas quinze ans, les volvic s'appelaient kro, mais bon), faisait travailler la prostate). Mais à leur décharge, cet arrêt séparait deux set d'une heure chacun ce qui est une performance plus qu'honorable comparativement à des groupes infiniment plus célèbres qui se cantonnent à des concerts chers, de 40 minutes. Ici, c'était comme pour les concerts punks, 3 euros à déposer dans une boîte à chaussures à l'entrée de la cave. Et je ne suis pas sûr que ce soit le seul point en commun.
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