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MONONC'SERGE - ULTRA VOMIT

X-SYNDICATE

Wattrelos,
La Boîte à Musique, le 10 novembre 2009

Welcome to the party ! Ou plutôt comme dirait un vieux (comme moi) dont je tairai le nom, "bienvenue à la boum". Je venais pour les X-SYNDICATE, des punko-métalleuses de panam qui arrachent le bitume et j'avais compris que MONONC'SERGE les annonçait et qu'ULTRA VOMIT était là pour adoucir la descente après le flash. Et non, un paquet de boutonneux sous clérasyl étaient là rien que pour soutenir l'oncle qui vomit, les syndicats même du X, à leur âge, ça ne leur parle pas encore...

La soirée s'annonce métal et MONONC'SERGE donne tout de suite le ton. Du bien bourrin sur des textes politiquement incorrect, voilà qui plaît aux d'jeuns. Les québécois s'amusent sur scène, et le Serge balance ses vérités aussi vite que le gratteux grave ses riffs. Hommage à la bière, sorte d'espéranto liquide compris de façon innée par tous sauf par quelques grincheux, chant patriotique sur fond de guerre totale métal, drapeau canadien flottant au vent (à ce propos, où peut on se procurer de la résine d'érable ?), le Serge était un peu moins nu que notre Marianne sur les barricades mais était tout aussi convainquant... On flirte presque avec du Didier SUPER en version plus soft et plus alcoolisée. Et à ce propos, une fille a a mis une belle branlée au mec avec qui elle concourait sous l'œil attentif du Serge qui n'a pas pu s'empêcher de la porter comme une mariée pour passer le pas de porte de sa chambre nuptiale. Mais ce soir, ce n'était que pour la jeter dans un public bien chaud. Pourtant, il avait le costume... Sans être tombé en transe ni en pâmoison devant ce trublion comme les lycéens, MONONC'SERGE est plutôt sympa.

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MONONC'SERGE MONONC'SERGE MONONC'SERGE MONONC'SERGE


Avec les X-SYNDICATE, on monte de plusieurs crans et on ne fait plus dans le festif. J'ai l'habitude de dire que les X-SYNDICATE ont continué là où TRUST s'est vautré. La formation a connu des changements depuis la dernière (et seule fois) que je les avait vues, la chanteuse, toujours pareille, excitée, une des guitaristes a habillé sa vérité (cf le tattoo truth – voir X-SYNDICATE en 2003) lui donnant encore plus de chien et le batteur (il n'a pas changé) sont estampillés d'origine. Les 2 autres (basse et guitare) sont nouveaux mais ils ont vite compris le règlement du syndicat. On balance la sauce et à toute vitesse... Et cela malgré les problèmes d'amplis, une voix sous-mixée d'après l'avis de mes oreilles (mais bon au pied de la scène, ce n'est pas le meilleur endroit) et un public de d'jeuns un peu timorés les 2 ou 3 premiers morceaux... Du côté des critiques (eh oui), le set a semblé un peu trop clean à certains vieux grognons (je tairai les noms), un soupçon de garage bien graisseux renforcerait avec bonheur leurs compos et surtout pourquoi avoir cueilli le spectateur à froid avec Welcome to the party ! Cette bombe hurlante aurait eu le mérite de rejoindre Souvenir from Brigton en fin de set-list, une fois les spectateurs remis en selle après les premières salves. Sur scène, ça bouge, la chanteuse ne tient pas en place, hurle en secouant sa tignasse, les gratteuses riffent à tour de bras, seule la section rythmique est moins exubérante mais il faut bien que certains donnent le tempo sans se planter... Mon seul regret, les X-SYNDICATE auraient pu nous gratifier d'un Mongoloïd pour faire durer le plaisir...

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La suite m'a fait tomber de haut ou donner un coup de vieux. Je n'ai pas bien compris le concept d'ULTRA VOMIT. Les zicos sont bons, le bassiste traîne aussi dans JUSTIN(E) ce qui n'est pas rien et pour les autres, rien à dire, ils savent se servir de leur instrument. D'après la rumeur, ULTRA VOMIT est un accident de labo, un groupe de métal faisant dans le grindcore ce qui évite de se fatiguer à faire des compos trop longues et tapant dans le parodique. C'est rigolo un morceau, gonflant au bout du second, CALOGERO façon GOJIRA n'est pas un truc pour un vieux comme moi, d'ailleurs ça les gonfle les vieux et les lycéens l'ont bien compris... j'imagine tout à fait ULTRA VOMIT gerbé à fond par le téléphone portable dans la chambre porte fermée et fenêtre ouverte pour évacuer la fumée de clopes, juste pour faire chier ses parents qui viennent de dire non au dernier tee-shirt Goéland à 30 euros en promo. Ah ces rebelles... Moi à 16 ans, c'était Born to loose de Johnny THUNDERS et les HEARTBREAKERS qui sortait des enceintes (eh oui, on n'avait pas de portable). Mes parents faisaient la gueule mais 30 ans après, ça s'écoute toujours... Ça y est je suis un vieux con... L.A.M.F.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2009