MAROUSSE - GUERILLA POUBELLE

BIG MAMA - ZE HIGGINS


La Cave aux Poètes/La Condition Publique

Roubaix, le 11 septembre 2004

Chut on fait du bruit. Il est tard, 23h00 passé. Les enfants dorment déjà ou tentent de dormir dans la cacophonie qui s'est emparée de la Condition Publique. Le bruit des machines s'est tu depuis longtemps, ce soir place à l'acoustique, place "au Chut on fait du bruit" invité par la Cave aux Poètes et les ZE HIGGINS, qui réunit une flopée de groupes jouant en acoustique. Pour Photorock, la quête d'acoustique s'est limité aux MAROUSSE et BIG MAMA pour la tendance nouvelle chanson française (NCF) à textes engagée ou non et surout aux ska keupons festifs des GUERILLA POUBELLE, GxP pour les intimes et de ZE (Magnum) HIGGINS, le docteur Jekill ou Hyde des MARCELS. Ces deux groupes, les plus bruyants sans doute quand ils sont branchés, furent paradoxalement les plus acoustiques (sauf pour le beau Bouli). Tout fut fait à la sèche, contrainte qui ne les as pas empêchés d'être les plus énergiques. Avec eux, "Chut on fait du bruit" prend tout son sens.

Même bien ficelée et vigoureuse, la NCF n'arrive que rarement à activer la production de dopamine dans mon cerveau. Les subtilités qui séparent les BENABAR des TÊTES RAIDES et autres groupes de cet acabit m'échappent totalement. MAROUSSE et BIG MAMA font dans le genre. Excellents musiciens, ils ont emballé la salle sans aucune peine ce qui reste une belle performance pour des sets d'une demi heure.

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Trêve entre deux groupes de NCF avec un véritable set acoustique mijoté aux petits oignons par les GUERILLA POUBELLE. Pendant une demi heure ces keupons dessinateurs ont pris un diabolique plaisir à martyriser de pauvres caisses de bois portant des cordes et à les secouer dans tous les sens comme des maracas ! Leur répertoire directement issu de leurs skeuds électriques comme être une femme, changeait radicalement dans le verbe et le contenu par rapport aux groupes précédents ! Le set trop court hélas, n'a pas manqué de piment : gesticulades, grimaces et cris divers ponctuaient des chansons oscillant entre 15s et 3mm. Des sales gosses élevés aux BERU ! Et pendant que Till, the lead guitar, s'escrimait à gratter son manche dans tous les sens, que les deux autres bricolaient des rythmes diaboliques pour donner vie à l'acoustique, Jokoko décorait un paper-board spécial réunion jeunes cadres dynamiques, de GUERILLA POUBELLE menaçantes... Chut, on fait du bruit ! Oui mais du bruit punk !

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Un intermède avec BIG MAMA (ci-dessus) et voilà enfin les ZE HIGGINS avec seulement plus d'une heure de retard, mais quand on aime, on ne compte pas. Malgré l'heure tardive, un sursaut d'énergie inonda la salle dès les premiers accords pourtant joués assis par des MARCELS / ZE HIGGINS en chemise hawaiienne. Les Soixante-deux méfie te, Neurones à crête (trouvée dans un magasin de farces et attrapes) et autres standards du groupe, du SOUCHON... même en acoustique, ont fait trembler les fessiers des jeunes et des quadras (il y en avait et pas qu'au bar) faisant monter la température de plusieurs crans. Bref, un joyeux bordel bon enfant et riche en rire à tel point que le chanteur en oubliait ses couplets... Les ZE HIGGINS se sont même proposés de faire un MST, un Michel Sardou Tribute, seul moyen selon eux de s'en préserver... Mais on attend toujours un " Ne m'appelait plus jamais France mais Charles de Gaulle "...

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Frédéric Loridant
Septembre 2004

Frédéric Loridant ©2004